Il existe des enceintes qui séduisent immédiatement, d’autres qui se révèlent avec le temps et quelques-unes, enfin, dont les qualités techniques ne parviennent jamais tout à fait à rejoindre la Musique. Les Bowers & Wilkins 702 S2 appartiennent, selon mon expérience, à cette dernière catégorie.
Proposées à près de 4 000 euros la paire lors de leur lancement en 2017, ces colonnes trois voies affichent pourtant de sérieux arguments. Leur tweeter Carbon Dome installé dans un tube séparé, leur médium Continuum FST et leurs deux haut-parleurs de grave Aerofoil témoignent d’une conception ambitieuse. La présentation est spectaculaire, la marque britannique bénéficie d’une réputation solidement établie et les promesses ne manquent pas.
Pourtant, après plusieurs séances d’écoute, mon impression demeure très éloignée de l’enthousiasme exprimé dans une grande partie des essais publiés à travers le monde.
Fin août 2026. À Reims, la météo nous promet encore des températures supérieures à 30 degrés. Autrefois, on aurait appelé cela un bel été ; aujourd’hui, on regarde le ciel bleu avec la méfiance que l’on réserverait à un appareil dont le voyant rouge vient brusquement de s’allumer.
Quant aux informations, elles ressemblent désormais à la bande-annonce interminable d’une fin du monde dont personne ne semble vouloir interrompre la projection. La guerre en Ukraine fait planer le spectre d’une escalade nucléaire ; hier, l’effondrement d’un glacier aux confins du Népal et du Tibet a englouti des villages sous des torrents de boue et de pierres ; ailleurs, la famine menace une part toujours plus importante de l’humanité. Bref, il y aurait largement de quoi broyer du noir pour plusieurs générations — à supposer, naturellement, qu’on leur laisse encore suffisamment d’électricité pour faire fonctionner le broyeur.
Je sais bien que, collectivement, nous portons tous une part de responsabilité dans ce gigantesque merdier. Mais, individuellement, depuis mon magasin de Reims, je ne peux malheureusement ni refroidir les glaciers, ni faire taire les armes, ni rendre subitement raisonnables ceux qui gouvernent le monde. Cette impuissance n’interdit pas la conscience, mais elle finit parfois par rendre l’air difficile à respirer.
Alors, pendant quelques heures, je ferme la porte.
Ce samedi matin, les températures se font enfin plus fraîches. Dans l’air flotte déjà ce presque rien qui annonce la fin prochaine de l’été : une lumière moins verticale, des matinées plus silencieuses et cette rentrée qui, doucement, se rapproche. Après deux semaines de congés estivaux, Opus 51 rallumera ses auditoriums dès la semaine prochaine. Le temps passe vite, décidément trop vite…
Face à l’écran de mon ordinateur, je termine mon mug de Nescafé matinal — les grands cafés reviendront avec les grandes occasions — tandis que s’écrivent les premières lignes de ce nouveau test. Son héros est un minuscule amplificateur « Made in China » signé Fosi Audio, arrivé chez moi il y a déjà un mois. Une toute petite boîte noire, un joli vumètre éclairé d’orange et une promesse presque insolente : offrir, pour environ 200 euros, beaucoup plus de musique que son prix et ses dimensions ne pourraient le laisser imaginer.
Il y a des enceintes que l’on écoute le temps d’un test. Quelques disques soigneusement choisis, deux ou trois électroniques connues, quelques notes griffonnées sur un carnet et, lorsque l’article est terminé, elles retournent dans leur carton.
Et puis il y a celles qui restent.
Durant ce mois d’août 2026, les petites Solen Audio HELya ont fait partie de celles-là. Posées dans l’auditorium d’Opus 51, elles m’ont accompagné durant de longues heures de musique, parfois attentives, parfois simplement heureuses, lorsque l’on cesse justement d’écouter le matériel pour ne plus écouter que les musiciens.
Elles ont vu passer les amplificateurs et les sources : Eversolo, Neodio, Solen Audio, Marantz, Denon, Ultrafide, Gold Note, Rega… Des électroniques aux caractères, aux puissances et aux philosophies fort différentes.
Et les Solen Audio HELya sont restées là.
Imperturbables.
À mesure que les jours passaient, je me suis même surpris à oublier leur taille. Ce qui, pour une enceinte dont la façade est plus petite qu'une feuille A4, constitue déjà une forme de compliment.
Début juin 2026.
Dehors, les giboulées de mars semblent avoir décidé de jouer les prolongations. Les nuages défilent à toute allure au-dessus de la Champagne, alternant pluie battante, éclaircies trompeuses et coups de vent suffisamment vigoureux pour décourager le plus téméraire des jardiniers.
Dans le Salon Jaune d'Opus51, l'ambiance est tout autre.
Il existe des matins de mai où l’on regarde le monde avec un peu moins de lassitude que d’habitude. Le café indien fume encore dans la tasse, la lumière traverse les rideaux avec cette douceur presque insolente des printemps réussis, et l’on se dit qu’après tout, il reste peut-être encore des produits honnêtes dans cette industrie qui confond trop souvent émotion musicale et fiche marketing imprimée sur papier glacé.
Les Indiana Line Lira 6 sont arrivées chez Opus51 presque discrètement. Pas de caisse en aluminium taillée dans un lingot aéronautique, pas de tweeter “quantique” développé dans un laboratoire secret au fin fond des montagne du Montana. Non. Juste une paire d’enceintes colonne trois voies, élégantes, sérieusement construites, affichées à 2.350 euros la paire. Un tarif qui, dans le paysage audiophile de 2026, commence presque à ressembler à une forme de politesse.
Et pourtant, dès les premières heures passées en leur compagnie, une évidence apparaît. Ces enceintes ont été pensées par des gens qui écoutent encore de la musique avant de lire des courbes de mesures. Voilà qui devient suffisamment rare pour être souligné sans ironie excessive.
Car derrière leur allure relativement sage se cache une proposition étonnamment ambitieuse : offrir une vraie enceinte de salon audiophile, capable de remplir de grands espaces avec ampleur, cohérence et une certaine générosité harmonique, sans transformer l’addition finale en dossier de crédit immobilier.
Dans le petit monde de la Haute Fidélité, où certains appareils semblent désormais tarifés au gramme d’aluminium brossé, les Indiana Line Lira 6 rappellent une vérité presque oubliée : la musique peut encore rester accessible sans devenir médiocre.
Et cela mérite probablement que l’on s’y attarde sérieusement.
Dans mon mug fume, ce vendredi matin de fin février, un café péruvien d'une amertume bienveillante — et dehors, le soleil éclate en mille éclats sur les toits, comme si le printemps, impatient, avait décidé de ne pas attendre son heure. Il y a des matins propices aux confessions.
Il y a des amplificateurs qu'on branche, qu'on écoute, qu'on range. Et puis il y a ceux qu'on laisse traîner sur le meuble, obstinément allumés, parce qu'on ne trouve pas le courage — ou la raison — de les éteindre.
Depuis deux mois, le Vincent SV-237 MKII appartient avec une évidence tranquille à cette seconde catégorie. Je ne saurais dire exactement pourquoi, ce qui est souvent, en ces matières, le meilleur des présages : c'est lui vers lequel mes pas reviennent le plus souvent au magasin, comme on revient sans y penser vers une conversation qui vous a fait du bien.
Il a ce fameux « goût de reviens-y » que les fiches techniques, dans leur sérieux irréprochable, ne mentionneront jamais.
Hybride, puissamment motorisé — 150 watts sous 8 ohms, 250 sous 4, pour qui aime les chiffres —, légèrement chaleureux dans le bas-médium, le Vincent SV-237 MKII coche avec aisance la case qui m'importe de plus en plus, à mesure que les années passent et que l'on sait mieux ce que l'on cherche : celle d'un ampli avec lequel on peut s'asseoir des heures, laisser la musique faire son œuvre, et oublier — enfin — qu'il y a de l'électronique là-dedans.
Le streaming, c’est pratique. La hi-fi, c’est exigeant. Et d’habitude, les deux cohabitent comme mon mug et un bon café indien.
Avec le STREAM1, Innuos propose un lecteur réseau/serveur modulaire, évolutif, et surtout pensé pour faire de la musique avant de faire des menus dans tous les sens. Ajoutez la carte DAC Performance et l’alimentation linéaire LPS1, et on commence à parler d’un vrai “centre nerveux” numérique haut de gamme.
Exceptionnellement, je vais d'emblée affirmer un fait rarissime : ces enceintes acoustiques constituent pour moi un véritable Coup de Cœur !
Il s'agit d'un produit rare, de ceux qui suscitent immédiatement l'adhésion unanime de tous les mélomanes les ayant écoutées chez Opus 51.
En cette fin janvier où le ciel affiche sa tristesse hivernale, où les températures flirtent avec le zéro absolu, l'écoute des Revival Audio Atalante 4 provoque un phénomène étonnant : notre café refroidit, oublié dans son mug, tandis qu'un éclair de soleil fait surface dans nos esprits captivés.
Il y a des enceintes qui débarquent au magasin comme de simples cartons supplémentaires, et d'autres qui, en quelques jours à peine, s'imposent dans le paysage sonore au point qu'on ne peut plus envisager de les renvoyer. Les Revival Audio Atalante 4 appartiennent sans conteste à cette seconde catégorie.
Dans un marché saturé de colonnes sagement alignées sur des catalogues de plusieurs dizaines de pages, cette grande création française joue une partition différente : celle d'une trois voies sérieuse et assumée, qui ne mise pas sur l'effet « waouh » des dix premières minutes mais sur la satisfaction profonde et durable des longues soirées d'écoute.
La Revival Audio Atalante 4 n'est ni une diva capricieuse, ni une colonne décorative de circonstance. C'est une enceinte de salon pensée pour le mélomane averti qui sait précisément ce qu'il recherche : de la matière sonore, de l'ampleur spatiale, une scène parfaitement construite et une absence quasi totale de vulgarité acoustique.
Janvier. Le ciel se drape d'une teinte que l'on pourrait nommer "polaire humide" — cette nuance indécise entre le gris des brumes septentrionales et l'azur éteint des matins d'hiver. Tandis que le monde entier semble s'éveiller à quelque renouveau mystérieux, la météo, elle, demeure fidèle à sa mélancolie, comme une vieille connaissance qui refuse obstinément de changer.
C'est en de telles heures, lorsque l'âme flotte dans cette torpeur hivernale, que l'on cherche refuge auprès d'un compagnon de toujours : le disque. Non point quelque abstraction vaporeuse, mais bien cet objet tangible, rond comme la lune, que l'on saisit entre ses mains ainsi qu'un talisman — oui, le disque compact, ce médaillon sonore que l'on enterre à chaque décennie avec des larmes de crocodile, et qui ressuscite toujours, tel le phénix, au rappel des cœurs fidèles.
Voici que paraît le lecteur/DAC Luxman D-03R, porteur d'une philosophie aussi limpide que les sources du Kiso : restituer au disque compact sa dignité de plaisir moderne, tout en se faisant serviteur dévoué de vos sources numériques les plus diverses.
Son apparence cultive cette élégance tranquille que l'on nomme aujourd'hui "normcore" — la beauté du calme, l'aristocratie du dépouillement. Mais sous cette sobriété, quelle obsession technique ! Quelle précision maniaque ! C'est là l'autre élégance, celle du Japon éternel, où chaque détail devient prière et chaque circuit, poème de cuivre.
Décembre, un samedi matin gris, l’économie Hi-Fi semble avoir appuyé sur “pause” juste avant Noël, et le climat se charge du reste.
Je m’installe donc avec une tasse de café objectivement discutable, pour écouter attentivement un amplificateur présent au magasin depuis maintenant deux mois : le Luxman L-505Z. Un intégré japonais au look délicieusement intemporel, qui a l’air de dire : « je suis poli, mais je ne suis pas venu pour faire de la figuration ».
Elles ont fait leur entrée ce matin-là avec la prestance de deux monolithes, posées au cœur de l'auditorium comme des livres de pierre qu'on aurait oubliés debout. Les Indiana Line Utah 8 émergeaient à peine de leur cocon de carton, exhalant encore ce parfum particulier — mélange de résine de MDF et de polystyrène vierge — qui trahit l'objet qui n'a pas encore vécu.
Le temps d'un café, à peine quelques mesures lancées dans l'air, et le verdict tombait déjà, unanime. Clients de passage, habitués calés dans leurs fauteuils, et jusqu'à cette part critique et sceptique tapie en moi : tous conquis. Un consensus rare, presque troublant.
Après le succès discret des Utah 5, la lignée se poursuit et s'affirme.
La grande sœur débarque : plus imposante, plus gourmande aussi. Une architecture plus généreuse, une ambition sonore qui ne se contente plus de frôler les graves — elle les dévore.
Chapo. Il existe des « streamers » qui font tout — réseau, DAC, préampli, café ristretto. Et puis il y a des machines sobres, monomaniaques, qui ne font qu’une chose mais la font au cordeau : sortir un flux numérique propre vers un DAC externe. L’Eversolo T8 appartient à cette seconde école. Un boîtier sans conversion analogique, pensé pour les amoureux de DAC et les systèmes où chaque maillon a un rôle précis.
Je rentre d’Asie avec la tête pleine de sons : un temple de Kyoto au petit matin, le vacarme hypnotique d’un marché de Taipei, la plainte métallique d’un shamisen dans une ruelle d’Osaka… et puis, un beau jour, on se retrouve à Reims, dans le calme d’un salon, face à deux enceintes et un câble.
Oui, un câble. Le genre d’objet que les sceptiques jugent plus décoratif qu’acoustique.
Chez Rega, le mot évolution n’a jamais rimé avec révolution. La marque britannique, fidèle à ses fondamentaux, continue de perfectionner patiemment ses électroniques au fil des ans. Le Brio MK7, dernier né d’une lignée d’amplificateurs intégrés aussi sobres qu’efficaces, s’inscrit parfaitement dans cette tradition. Compact, solide, d’un classicisme presque rassurant, il est l’exemple même du produit pensé pour durer et faire de la musique avant tout.
Dimanche matin. Automne. Le genre de dimanche où le soleil hésite encore, comme s'il négociait avec les dernières traînées de brume d'une nuit qui s'attarde. Dehors, l'humidité s'évapore doucement. Dedans, l'envie d'une session d'écoute – une vraie, pas un de ces zappage compulsifs entre trois playlists – s'impose avec cette évidence têtue qui caractérise les rares moments de grâce audiophile.
Café à la main. Pas n'importe lequel : un indien, de ceux qui déploient en bouche cette cartographie aromatique improbable, entre épices fantômes et notes boisées qui n'existent peut-être que dans mon imagination fatiguée. Le genre de breuvage qui promet le voyage quand on n'ira nulle part, qui murmure des promesses de révélation sensorielle. Exactement le type de placebo dont j'ai besoin avant d'affronter une nouvelle déception potentielle.
Je m'enfonce dans le fauteuil – design, évidemment, parce qu'après tant d'années à traquer le son parfait, autant soigner le décor du naufrage. Position réglementaire : le sommet du fameux triangle d'écoute, cette géométrie sacrée censée révéler la vérité des enceintes. Face à moi, mes Revival Audio Atalante 3 montent la garde. Patientes. Stoïques. Elles en ont vu d'autres. Elles attendent, comme moi, le signal de départ.
Le protagoniste du jour, celui qui va peut-être – enfin, soyons réalistes, probablement pas, mais l'espoir fait vivre – bouleverser ma quête interminable : le Roksan Attessa Streaming Amplifier.
Encore un. Un de plus.
On y va.
Dans un monde de la Hi-Fi dominé par des catalogues interminables, des gammes calculées au millimètre par des départements marketing et des usines qui tournent à plein régime en Asie, il est toujours rafraîchissant – et un peu rassurant – de croiser la route d’un artisan qui travaille autrement. EQaudio fait partie de ces initiatives françaises discrètes, menées par des passionnés qui ne jurent que par une chose : la vérité du son. Pas celle qui flatte l’oreille au premier accord de guitare, mais celle qui rapproche l’auditeur de l’instrument, de la vibration juste, du timbre authentique.
Les Équilibre 10, objet de ce banc d’essai, s’inscrivent dans cette démarche. Ni tape-à-l’œil ni débauche d’innovation gadget, mais une enceinte pensée et fabriquée pour servir la musique, sans artifices. Tout est dans le nom : équilibre.
Les premières lueurs de ce samedi semblent hésiter derrière les nuages. Le ciel garde cette teinte plombée qui me rappelle étrangement les matins de mousson à Luang Prabang, quand l'air était chargé d'humidité et de promesses. Soixante printemps au compteur, et voilà que je retrouve dans mon salon audio cette même anticipation fébrile que j'éprouvais jadis en écoutant les premiers bruits de la jungle thailandaise s'éveiller.
Dans ma tasse fume lentement ce café laotien que je me suis procuré chez ce petit torréfacteur qui comprend encore la noblesse d'un arabica des plateaux de Paksong. L'arôme chocolaté me transporte instantanément vers ces échoppes de Vientiane où les conversations se perdaient dans la douceur de l'après-midi.
Aujourd'hui, c'est un autre voyage qui m'attend, immobile cette fois : l'exploration sonore de l'Eversolo DMP-A6 Master Edition Generation 2.
Après plus de 45 ans de quête, d'écoutes itinérantes du Japon à Taïwan, d'Allemagne en Belgique, en passant par les nombreuses sessions chez Opus 51, j’ai touché au but : ce système que je construis depuis l’adolescence, pièce après pièce, rencontre le B.audio B.dpr EX, le bloc Ultrafide DIAS, les enceintes Lawrence Audio Harp et les câbles Albedo Silver Monolith Reference. Voici l’histoire de cette alchimie.
En Alsace, on sait faire du vin, de la choucroute… et des convertisseurs de classe mondiale. Depuis plusieurs années, la société B.audio s’impose comme un artisan d’exception dans le paysage de la haute-fidélité française. À l’image de ses fondateurs, les frères Bermann, la marque cultive une approche rigoureuse, à la croisée de la recherche scientifique, de la passion audiophile et d’une esthétique sobrement luxueuse.
Le B.dpr EX est le vaisseau amiral de la gamme. Derrière ce nom un brin ésotérique (pour B.audio Digital Preamp Reference EXtended) se cache un convertisseur/préamplificateur numérique-analogique, entièrement développé et fabriqué en interne, jusqu’à son alimentation. Un appareil « tout-en-un » audiophile dans ce que cette appellation peut avoir de plus noble – à savoir : réunir les fonctions sans jamais faire de compromis sur la qualité.
Dans le petit monde de l’amplification pro, où l’on parle plus souvent en kiloWatts qu’en nuances de timbre, mc² audio s’est taillée une réputation de costaud élégant. Fondée au début des années 1990 dans le sud-ouest de l’Angleterre, cette marque a tout de suite choisi le camp du sérieux : pas de marketing tapageur, pas de chrome inutile, mais une obsession toute britannique pour la rigueur, la stabilité et la fiabilité.
Ses fondateurs, Terry Clarke et Ian McCarthy, venaient de chez Klark Teknik et Turbosound — autant dire qu’ils savaient souder droit. Ensemble, ils ont conçu des amplificateurs destinés aux environnements exigeants : tournées rock à décibels sans vergogne, théâtres pointilleux, studios professionnels, et autres lieux où le silence est d’or... jusqu’au premier downbeat.
Mais derrière leur façade sobre, les amplis mc² audio cachent une finesse insoupçonnée. Alimentations généreuses, circuits symétriques, topologies de qualité audiophile : tout y est pour faire rougir un ampli Hi-Fi domestique.
De là à penser qu’on pourrait détourner un T1000 de son destin de guerrier de scène pour en faire un moine zen du salon ?
C’est exactement ce que nous avons tenté.