En ce matin du 10 septembre, l’automne semble encore hésiter à s’installer sur la Champagne. L’air demeure doux, la lumière conserve quelque chose de l’été et, tandis que les premières feuilles commencent malgré tout à perdre leurs illusions, je repense à une rencontre survenue un peu plus de deux mois auparavant.
Le créateur de Solen Audio était alors venu au magasin me présenter les différents produits de cette marque française, tous conçus et fabriqués en France. J’étais rapidement tombé sous le charme de ses enceintes, notamment des exceptionnelles petites Helya, auxquelles j’ai depuis consacré un [test complet](https://www.opus51.fr/les-tests/item/1194-solen-audio-helya-la-petite-francaise-qui-ne-baisse-pas-les-yeux). Deux amplificateurs accompagnaient cette présentation, dont le plus ambitieux, le CV40, allait devenir le principal héros de cet article.
Au début du mois de juillet, les Helya et le CV40 prenaient donc leurs quartiers chez Opus 51. Ils allaient y passer tout l’été. Certains d’entre vous s’en souviennent certainement : l’été 2026 fut caniculaire et mon mois d’août ne se montra guère propice aux longues soirées passées auprès d’un amplificateur à lampes. Lorsque le thermomètre transforme déjà une salle d’écoute en annexe discrète du purgatoire, ajouter quelques tubes brûlants relève davantage de l’ascèse que de la critique audio.
Depuis, heureusement, je me suis largement rattrapé.
Il existe deux manières de visiter un salon Haute-Fidélité.
La première consiste à regarder les nouveautés, photographier les plus belles électroniques, écouter quelques systèmes parfois inaccessibles et repartir avec une provision de brochures que l’on ne relira probablement jamais.
La seconde consiste à écouter.
Écouter les systèmes, bien sûr, mais aussi tenter de comprendre ce que raconte aujourd’hui notre petit monde de la Haute-Fidélité. Observer les tendances, retrouver des fabricants et des partenaires, découvrir quelques nouveautés et, surtout, essayer de savoir si derrière l’accumulation de technologies, de matériaux exotiques et de tarifs parfois vertigineux se trouve encore cette chose finalement assez simple que nous recherchons depuis toujours : la fidélité à la musique.
C’est avec cet état d’esprit que je me suis rendu au Salon Haute Fidélité de Paris, installé cette année aux 23e et 24e étages de Cœur Défense.
Et appareil photo en bandoulière, évidemment.