B.audio : la technologie au service de la musique !
Nonobstant son design raffiné et épuré le convertisseur B.dac one de la société B.audio embarque en son sein quelques technologies de pointe :
Elimination complète du jitter
Le B.dac intègre notre technologie brevetée SJR « Source Jitter Removal », ou suppression de la gigue d’entrée. Se démarquant par une efficacité absolue, ce procédé permet de supprimer totalement les imprécisions temporelles inhérentes à la transmission des signaux numériques. Elle garantit une qualité de conversion optimale quelle que soit la source utilisée.
Alimentations
La section d’alimentation du B.dacone fait appel à deux transformateurs toroïdaux distincts, l’un pour le domaine numérique et l’autre pour le domaine analogique.
Suréchantillonnage
Le B.dac one dispose d’un filtrage numérique à phase linéaire que nous avons optimisé pour se prémunir des phénomènes de pré-écho et garantir une réponse transitoire optimale. Ce procédé de suréchantillonnage est intégré dans un DSP qui utilise les algorithmes développés en interne.
Etage de sortie
Le B.dac one possède un étage de sortie analogique 100% symétrique. Celui-ci fait appel à des filtres à faible déviation de phase identiques à ceux employés dans nos convertisseurs de référence.
La pérennité
Les meilleures technologies sonores sont inutiles si elles s’amenuisent avec le temps.
Tous les composants des produits B.audio sont soigneusement sélectionnés afin de maintenir une qualité de fonctionnement optimale durant de nombreuses années.
Prenons les condensateurs : chaque condensateur chimique utilisé dans le B.dac one peut résister à un minimum de 5.000 h de fonctionnement à une température de 105 °C, ce qui, dans des conditions normales de fonctionnement, signifie plus de 40 ans de fonctionnement en continu, et cela n’est qu’un exemple parmi de nombreux autres.
La construction interne de B.dac one a été conçue afin de permettre des mises à niveau futures si besoin est.
C’est pour cela que la garantie des produits B.audio est de trois années afin que vous mélomanes oubliez votre matériel au profit de la musique.
Caractéristiques :
Capacité totale de l’étage d’alimentation : > 45 000µF
Régulation de l’étage d’alimentation : multiple, linéaire
Type de conversion : sigma-delta multibit
Gestion de l’horloge technologie : SJR brevetée
Entrées Numériques :
Connectique : 2x SPDIF, 2x Toslink, 1x AES/EBU, 1x USB (type B)
USB (type B) : Mode de fonctionnement : asynchrone
Formats supportés : PCM (incl. DXD), DSD, DSD over PCM (DoP)
Fréq. d’échantillonnage (PCM) 44.1kHz, 48kHz, 88.2kHz, 96kHz, 176.4kHz, 192kHz, 352.8kHz (DXD), 384kHz
Résolution (PCM) : 16, 24, 32 bits
Fréq. d’échantillonnage (DSD) : 2.8224MHz (DSD64), 5.7648MHz (DSD128), 11.2896MHz (DSD256)
Sorties analogiques :
Symétriques : Connecteurs XLR
Impédance de sortie : 100 Ohms
Asymétriques : Connecteurs RCA
Impédance de sortie : 75 Ohms
Dimensions : 450x375x91mm
Masse : 6.9 kg
Tarif au 01-01-2023 : 8.000 euro ttc (la paire).
Lien vers notre boutique : B.audio B.DAC one
LE TEST :
Les écoutes ont été réalisées dans une pièce d'un volume d' environ 100 m³. Ecartement des enceintes 2,00 m., distance du fauteuil 2,90 m.. Les enceintes sont à environ 1,20 m. des murs arrières et à 1,15 m des murs latéraux. Les électroniques sont installées sur un meuble Spectral + plaques de découplage Rogoz Audio (des support Dilixaudio Cantabile ont été positionnés sous les 4 pieds de l'amplificateur, 4 Neodio Origine B2 sont positionnés dans l'auditorium).
Système en écoute :
Serveur Audio : InnuOS Zen MKIII
Source lecteur ou convertisseur : B.audio B.dac one
Platine vinyle :
Amplificateur : Leema Acoustic Hydra Anniversary et Angström ZIA100
Enceintes : Lawrence Audio Dove Diamond, Lawrence Audio Violin
Câble USB : AudioQuest Diamond
Câble de modulation RCA et/ou XLR : BlackRhodium Oratorio S
Câbles pour enceintes : BackRhodium Charleston
Cable secteur : Dilixaudio
Barrette Secteur : AudioQuest Niagara 5000
Musiques écoutées :
Mon écoute :
Hier dans l’après-midi, je tenais avec un client une discussion téléphonique à propos du choix d’un convertisseur numérique/analogique (DAC). Ce client possède, à ce jour, le DAC de la société Hélixir Audio et voulait savoir, au vu de mes différents posts publiés sur la page Facebook de Opus 51, ce que je pensais « réellement » du DAC de la société B.audio en comparaison du sien et du SoulNote D-1. J’affirmais alors sans une once d’arrière pensée, avec la plus grande honnêteté, que ces trois produits étaient vraiment excellents et qu’au regard de leur tarif ils étaient probablement, dans la grande famille des convertisseurs haut de gamme, les meilleurs rapports « Qualité/Prix » du marché HiFi en ce moment.
Je ne reviendrai ni sur le Helixir Audio, ni sur le SoulNote, deux produits dont j’ai déjà commis le test il y a quelques temps, ici j’insisterai sur le B.audio B.dac one.
Commençons par le plus simple, son important « plus produit » par rapport à ses deux concurrents : son évolutivité. En effet vous pouvez faire évoluer le B.dac one en lui ajoutant une carte streaming compatible entre autre Roon, option qui intègre également une correction acoustique.
Il y a déjà quarante années de cela je découvrais un enregistrement extraordinaire des variations Goldberg de J. S. Bach à la sauce d'un artiste canadien d'exception : Glenn Gould. Cette mini-K7 (« piratage » d’une retransmission France Musique), ce vinyle, ce CD, puis ce SACD je les ai écoutés et, écoutés des centaines, je n'exagère pas, de fois. Je ne m'en lasse jamais. Lorsque je ne sais pas, quand l'inspiration me manque, quand la paresse de choisir une musique à écouter s’installe, un réflexe pavlovien me fait soit choisir les Goldberg de Gould, soit le Köln Concert de Keith Jarrett, dans mon inconscient ces deux disques sont inséparables... Il suffit de tendre une oreille concentrée au début du concert du jazzman américain pour comprendre la correspondance.
Il y a quelques jours, par curiosité, un vendredi je parcourais les nouveautés de la semaine sur la plateforme Qobuz. Je remarquais que le pianiste, que le compositeur, que le musicien turc Fazil Say venait de commettre à plus de 50 ans (environ l’âge de G. Gould lorsqu’il commis son deuxième enregistrement pour CBS) son premier enregistrement de l’un des chefs d’oeuvre de J.S. Bach, les « Variations Goldberg ». Je lançais l’écoute via le convertisseur B.audio B.dac one et le serveur audio InnuOS… Stupéfaction !
J’entends déjà, d’ici, les cris d’orfraie des puristes affirmant que F. Say ne respecte pas le style, ne respecte les tempi, qu’il prend trop de liberté avec le texte mais justement… c’est cela que j’admire. Comme chez Glenn Gould nous sommes en présence d’un interprétation méditée, mûrie certainement sur de longues années. Fazil Say nous offre ses Variations Goldberg, elles lui sont propres avant d’être un Chef d’œuvre de J.S. Bach, c’est une composition du pianiste turc. Cette œuvre, ici, est atemporelle, elle appartient à l’humanité, chaque artiste peut, doit y mettre ce qu’il ressent au tréfonds de son âme.
Désolé nous sommes rendus bien loin du B.dac one quoique… C’est peut être de sa faute si je suis entré si aisément dans l’interprétation du pianiste Fazil Say. Les timbres, la micro dynamique, la lisibilité extrême, tout permet de se concentrer sans effort sur la musique proposée, le piano semble vrai, donc facile à écouter durant les 75 minutes de cet enregistrement Haute Définition acquis et stocké sur le disque dur du serveur InnuOs Zen MKIII relié en USB au B.audio (câble USB BlackRhodium Operetta).
Je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses mais je vais continuer à vous conter ma vie. Régulièrement je me rends au concert, il ne faut pas perdre l’oreille. Dernièrement, j’ai eu la grande chance d’écouter lors de deux concert la magnifique musicienne française d’origine roumaine Sarah Nemtanu, une fois en trio et l’autre fois en duo avec sa sœur également violoniste. Les deux concerts étaient en tout point splendides, je ne comprends toujours pas à ce jour comment une petite ville comme Reims a pu attirer de telles musiciennes.
Sarah Nemtanu est depuis 2002, elle avait alors 21 ans, premier violon de l’Orchestre National de France. Elle apparaît très régulièrement comme soliste et aime à participer à de nombreux concert de Musiques de Chambre. J’ai tellement apprécié les concerts de cette artiste que de suite je me suis jeté sur Qobuz, j’ai acquis la totalité des disques de cette violoniste d’exception.
Je suis tombé, entre autre, sur une vraie perle, l’album « Modernisme ».
Le concerto pour violon du compositeur franco-ukrainien Dimitri Tchesnokov, né le 7 mars 1982 est incroyable. Cette œuvre date de 2016 , elle présente un style d’écriture en droite ligne des compositeurs Afred Schnittke (1934-1998), de Esa-Pekka Salonen et de John Adams (le compositeur). Ici le compositeur n’hésite pas à adopter, sans complexe, une structure, une harmonie et une orchestration romantiques. Comme l’écrivait Glenn Gould (tient le revoilà…) « pour faire œuvre d’art, l’artiste est presque toujours engagé dans un acte d’imitation ».
La captation du violon ici est particulièrement remarquable, l’orchestre, très riche en contraste est dans cet enregistrement plus positionné en profondeur qu’en largeur. Après de longues écoutes comparatives entre divers convertisseurs le B.audio B.dac one est, dans la reproduction de cette complexité, vraiment dans son élément : dynamisme, précision, lisibilité de tous les plans sonores, différenciation des instruments (très beau travail sur le rendu des couleurs (timbres) des instruments), image sonore d’une grande précision. L’écoute est plus qu'intéressante, elle est captivante.
Afin de confirmer ces bonnes impressions, j’ai ressenti le besoin de quitter le monde triste et sauvage du compositeur franco-ukrainien et d’écouter un peu de « joie de vivre ». Rien de tel que l’album « live » du trio du contrebassiste Ray Brown. Rares sont les captations où l’auditeur perçoit aussi subtilement le bonheur des artistes à pratiquer leur art.
Le B.audio B.dac one propose une écoute toute en swing, finesse et nuances. La scène sonore d’un beau réalisme et la micro-dynamique retranscrite avec précision nous délivre une vérité sonore qui permet à notre cerveau de croire en notre présence au sein de ce club de jazz. Une heure de musique qui s'écoule à la vitesse non pas du son mais de la lumière...
Cela me brise l’âme mais je dois avouer que le dernier album de Gérard Manset et de par son mixage ou de par son mastering (je vous laisse choisir) un échec sonore total. Ce CD est inaudible sur 99,999 % des bons et fidèles systèmes Hi-Fi. Lorsque, pour la première fois, je l’ai écouté au travers des sublimes enceintes Lawrence Audio Dragon, j’ai tenu au maximum 10 minutes avant de m’enfuir, cet enregistrement propose une mise très avant du haut du spectre sonore avec une absence totale de matière dans le grave… Du coup la bouillie sonore est assurée. Il était plus confortable d’écouter ce CD sur des systèmes audio d’entrée de gamme moins définis que sur des systèmes qualitatifs plus précis, plus transparents, plus fidèles.
Alors vous êtes en droit de me demander pourquoi utiliser ce mauvais enregistrement pour réaliser le test du B.audio B.dac one, laissez moi quelques secondes afin de réfléchir… Peut être par pur masochisme ? Peut être pour apprécier les capacités de ce convertisseur à se sortir des terrains les pus compliqués ? Peut être parce que j’avais tout simplement envie d’écouter cet album qui sort des sentiers battus et poussiéreux de la variété française ?
Je vais rester, avec vous, le plus objectif possible. Malheureusement via le B.audio B.dac one cet album n’est pas devenu une totale réussite sonore mais il s’est passé quand même un petit quelque-chose que je n’ai pas obtenu avec les autres convertisseurs sévissant au magasin en ce moment. L’album est devenu plus « lisible » les différents plans sonores (et chez Manset ils sont nombreux, trop souvent), sont apparus plus subtilement, plus définis moins engoncés dans une masse informe. L ‘écoute devenait plus intéressante, plus attachante et ainsi j’ai pu aller, sans déplaisir réel, jusqu’au bout des 60 minutes de ce CD, et c’est déjà très bien !
Conclusion :
Le B.audio B.dac One est un élément Hi-Fi qui propose une écoute d’une grande « classe » et d’un rare intérêt musical. Son tarif le positionne d’emblée au dessus, en rapport Qualité/Prix, de tous ses concurrents. Attention cet élément audio apprécie tout particulièrement les bons câbles (USB, Ethernet, Power, Modualtion de préférence XLR).
Quelque soit le genre de musique que vous appréciez le B.audio B.dac one saura ressortir la substantifique moelle de vos plaisirs musicaux. Il excelle tout particulièrement dans la reproduction de la grande variété harmonique des enregistrements écoutés. Une fois que vous avez entendu, par exemple une clarinette au travers le B.audio B.dac one, il est bien difficile alors d’apprécier un autre convertisseur à moins de 15.000 ou 20.000 euros ttc.
Vous recherchez un convertisseur fidèle à la musique, neutre (dans le bon sens), allez osons, même si cela ne signifie pas grand-chose, musical, un DAC évolutif vers le streaming, alors le B.audio B.dac one, si vous faîtes l’effort de venir le découvrir, vous tend ses petits bras tout musclés.
Le B.dac one est vraie belle réussite… française !
Les Notes :
Fabrication : 15/20
Image : 18/20
Timbres : 18/20
Dynamique : 18/20
Transparence : 18/20
Qualité/Prix : 20/20
|
Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51. Les avis donnés ne concernent que le produit testé.
.