Évaluer cet élément
(47 Votes)

Avant de débuter ce test, soyons basiques et éclaircissons nous les idées. C'est quoi un convertisseur audio plus communément dénommé DAC ?

"Le DAC (pour Digital Analog Converter) est un appareil qui s’intercale entre une source numérique (lecteur CD, serveur audio, sortie audio d’un ordinateur) et l’amplificateur, pour opérer la conversion du signal numérique en signal analogique. Pour clarifier, prenons le cas des platines CD. Elles se composent principalement de 2 parties, la partie lectrice qui se charge de collecter les informations fixées en format numérique sur le support CD, et la partie conversion (DAC) qui transforme ces informations numériques en flux analogiques exploitable par les étages d'entrée de nos amplificateurs ou pré-amplificateurs."

Depuis 1982 nous vivons, pour nous les mélomanes, dans l'ère du numérique, rapidement la petite galette brillante a remplacé la grande galette noire, le 16/44 numérique a mis aux oubliettes le format analogique Nombreux sont les mélomanes qui pleurèrent les qualités de dynamique, de fluidité, de timbres, de scéne sonore de leur vieux vinyles... Et rien n'y faisait... Il est vrai que depuis 15 ans les DAC ont réalisé de vrais progrès mais ils n'égalent toujours pas, même pour les plus onéreux, une belle installation vinylé.

Et Helixir Audio avec son convertissuer HRDDAC arriva sur le marché ! (lire le pourquoi du comment ici : http://www.helixir-audio.com/produits-audio/convertisseur-hrddac)

Boutique web : Helixir Audio HRDDAC

Évaluer cet élément
(24 Votes)

"Le rôle principal du préamplificateur est d’offrir à l’utilisateur une commande permettant d’ajuster le niveau d’écoute à son souhait sans nuire au signal originel. Son rôle secondaire étant de permettre d’accueillir plusieurs sources et d’en sélectionner une seule au choix de l’utilisateur tout en conservant une diaphonie au moins égale, voire supérieure à la plage dynamique maximum du système global. A ce seul titre, on pourra considérer que la musique émanant des sources voisines est totalement inaudible.

Par voie de fait, il se retrouve donc au centre du système « haute fidélité », c’est donc un rôle de premier ordre qui lui est confié." (source site internet de Helixir Audio)

La société Helixir Audio est une jeune entreprise française établie en Provence qui commercialise, à ce jour, trois électroniques audio très Haut de Gamme ; un convertisseur, un bloc de puissance stéréophonique et le préamplificateur stéréo ici en écoute.
Fondée par trois frères mélomanes, musiciens et ingénieurs, depuis 2010, après trois années de recherches et développements, Helixir Audio, la "petite boîte" made in France "révolutionne" le monde de la Haute-Fidélité. La présentation de ses produits que ce soit dans les salons français (Paris), allemands (Munich) ou italiens (Rome) ont passionné les foules. Les différentes critiques furent dithyrambiques.

Mais qu'en est-il réellement ?
Nous avons décidé de débuter notre série de test par l'élément "le plus discret", celui qui ne fait pas parler, celui qui cache son jeu, le préamplificateur et... nous n'allons pas le regretter.

Boutique web : Helixir Audio Préamplificateur DCSP

dimanche, 04 septembre 2016 14:50

Fonel Renaissance : le test

Évaluer cet élément
(29 Votes)

Avant de commencer ce test, un petit clin d'oeil à Olga de la société Fonel Audio basée, pour encore quelques mois, à Berlin :  "Il y a deux moyens d'oublier les tracas de la vie : la musique et les chats." (A. Schweitzer)... Pour nous, c'est la musique...

Ne revenons pas sur cette compagnie allemande qui depuis de nombreuses années conçoit et produit des éléments Haute-Fidélité de grande qualité. En test un appareil que nous pratiquons depuis maintenant quelques mois, le préamplificateur Fonel Renaissance

Lien boutique web : Fonel RENAISSANCE

samedi, 23 juillet 2016 10:29

Bodnar Audio Alcedo : le test

Évaluer cet élément
(18 Votes)

Notre rencontre avec la société polonaise Bodnar Audio fut fortuite. Un mercredi après-midi, nous reçûmes un appel téléphonique d'une personne parlant anglais avec un accent des pays de l'Est. Ce personnage se rendait à Paris le vendredi suivant et souhaitait nous déposer, le temps de la journée, des enceintes de sa conception afin que nous les écoutions. Le vendredi matin Pawel Bodnar arrivait au magasin, sortait de belles caisses en bois ses créations et installait les enceintes colonnes que vous pouvez admirer sur les photos. A peine mises en route et après un café, Opus 51 oblige, il s'esquivait afin de poursuivre son voyage vers Paris.

Si nous avons bien compris, Monsieur Bodnar développe les enceintes et Madame Bodnar travaille à leurs finitions. Les deux sont amoureux fous de Musique, ils possèdent une collection de plus de 2.000 vinyles et cherchent à conquérir l'Europe avec leurs produits atypiques.

 

Lien boutique web : Bodnar Audio Alcedo 

vendredi, 01 juillet 2016 18:27

AudiaFlight FL Three S : le test

Évaluer cet élément
(54 Votes)

A l'apparition de cet amplificateur d'origine italienne, la presse française fut très élogieuse. Cet amplificateur intégré stéréo se voyait qualifier des adjectifs les plus sympathiques et musicaux.
Vous comprendrez aisément notre impatience. Depuis 18 mois nous attendions un prêt afin de l'écouter et de le tester dans les meilleures solutions, de manière professionnelle sans aucun a priori comme nous testons tous les autres produits que nous arrivons à dénicher. Merci à la société Tecsart, notre souhait est devenu réalité.

Pour rappel, La société Audia Flight a été fondée en 1996, mais auparavant ses créateurs développaient déjà des électroniques audio. Ils ont attendu quelques années avant de commercialiser leur premier amplificateur, le très fameux FL 100. Audia Flight est une entreprise 100% italienne et les produits sont fabriqués à Civitavecchia, à environ 80 km de Rome. 

L'amplificateur ici testé le Flight Three S est commercialisé au prix de 2.900 euros. En option, il est possible d'y adjoindre une entrée phono MM/MC (+300 euros) et une carte DAC USB (+400 euros). La version ici testée ne comporte aucune option. 

 

vendredi, 01 juillet 2016 00:00

Fonel Avalon : Le rêve !

Évaluer cet élément
(63 Votes)

La mise au point et l'optimisation de cet amplificateur furent longues et laborieuses mais enfin, suite à de nombreuses modifications nous avons le bonheur d'écouter, depuis près de deux semaines un amplificateur MERVEILLEUX !

De mémoire d'audiophile, traînant dans le métier depuis de trop longues années, nous n'avons jamais entendu pareil résultat. C'est inouï ! L'équipe des développeurs de chez FONEL a réussi l'exploit de nous concevoir un appareil d'une musicalité, d'une finesse, d'une précision, d'une définition jamais entraperçues. 

Voilà vous venez de lire la conclusion de ce test, qu'allons pouvoir raconter de plus ? Voyez les notes en fin de test, nous n'en avons jamais attribuées de telles. 

lien boutique : FONEL AVALON 

Évaluer cet élément
(8 Votes)

Entraperçu dans le n° 4 du magazine (?) VUMETRE, un entrefilet concernant les très efficaces supports de découplage Dilixiaudio Cantabile :

"Les supports de découplage Dilixaudio Cantabile ont été développés pour supprimer toute vibration parasite. Vendus par boîte de 4 au prix de 400 €, ils apportent un plus évident à l'écoute, et fonctionnent aussi bien sous les électroniques que sous les sources".

 

lien boutique internet : DILIXAUDIO CANTABILE

dimanche, 07 février 2016 12:28

Fonel "La Viva" : le test

Évaluer cet élément
(21 Votes)

Ne vous fiez pas aux apparences, le mini système triphonique audio Fonel "La Viva" est une une vraie chaîne Haute Fidélité qui vous accompagnera durant vos longues pérégrinations musicales

Des systèmes audio 2.1 (deux point un), depuis de nombreuses années, nous en avons écouté. Dans 99% des cas ils sont loin d'atteindre les objectifs musicaux demandés pour intégrer la noble famille des chaînons Haute Fidélité.

Dès son installation, le système tout-en-un du fabricant allemand Fonel nous a séduit, l'écoute rapide et neutre méritait un test plus approfondi.

lien boutique : FONEL LA VIVA

FABRICATION :

Le système Fonel "La Viva" se compose de deux satellites et d'un caisson clos dans lequel est logé les amplificateurs, le convertisseur audio et toutes les connexions.
Chaque satellite mesure environ les 2/3 d"une page format A4 soit une hauteur de 25 cm sur une largeur de 17 cm. Ils sont clos, sans évent ce qui permet de les installer, par exemple, sur une étagère contre un mur. Nous y trouvons deux haut-parleurs Vifa gérant le medium et les aigüs. Aucun filtre pour ces haut parleurs ne vient encombrer le superbe châssis en bois et cuir (synthétique) d'un design somme toute assez original.
A la vue de la photo ci-dessous, vous remarquerez la forme assez spéciale de la face avant des satellites avec le tweeter positionné vers le bas et formant un angle de 150° (environ) avec le haut-parleur medium. L'objectif d'un tel dispositif et de créer une seule zone d'émission du son pour les deux haut-parleurs afin de "travailler" comme un haut-parleur large bande ou coaxial, l'image sonore ainsi formée pour l'auditeur s'en trouve, théoriquement, améliorée.
Le caisson d'une hauteur de 41 cm et d'une largeur de 35 cm embarque un très beau haut-parleur de grave de 24 cm, des amplificateurs en classe AB (grave et mediums) et en classe A (tweeters) pour chaque haut-parleur du système, un étage de préamplification comportant un volume analogique Alps, un Convertisseur Cirrus Logic 24-192 kHz possédant une horloge haute précision propriétaire et un système sans fil de type HiFace.
Une superbe télécommande en bois est fournit avec le système "La Viva", elle permet de sélectionner les sources, de gérer le volume et posséde une touche "mute" afin de positionner le volume à zéro lors d'un appel téléphonique par exemple.
Pour terminer ce petit tour d'horizon, précisons que ce mini-système audio signé Fonel vous sera livré avec des câbles pour les satellites d'une longueur standard de 3 mètres. D'autres dimensions, à la commande, sont possibles. 

fonel laviva remote

Caractéristiques principales 
  • les entrées : fonel laviva opus51   
       - 1 x USB asynchrone : 192 kHz/24 bit (HiFace 2)
       - 1 x Connexion sans fil : 48 kHz/16 bit
       - 1 x S/PDIF (coaxiale)
       - 1 x Optique
       - 1 x RCA réellement analogique
       - 1 x Mini-jack analogique
  • Bande passanet des électroniques : 5 - 100 000 Hz
  • THD : Pnom < 0.005% bei P=1 W, < 0.001%
  • Bande passante acoustique : 30 - 30.000 Hz
  • Nombre d'amplificateurs : 3 par canal
  • Dimensions:
       - Satellites : 250 x 170 x 145 mm
       - Caisson : 410 x 350 x 355 mm
  • Poids de l'ensemble :34 kg

Les écoutes ont toutes été réalisées dans une pièce d'environ 22 m² et d'une hauteur de plafond d'environ 3,60 mètres. 
pour ce test nous avons, pour sources, principalement utilisé un micro-ordinateur sous système Daphile (www.daphile.com) relié au système par un câble USB BlackRhodium Star.

Musiques écoutées :

  1. HiRes - Bill Frisell - As a Judgement  (When You Wish Upon A Star - Okeh 2016) Qobuz
  2. HiRes - L. van Beethoven - Symph. n° 5 - Finale (Harnoncourt - Sony Classique 2016) Qobuz
  3. HiRes - Miles Davis - Concierto d'Aranjuez (Sketches of Spain - Sony 1959) Qobuz
  4. HiRes - P. Vasks - Gramata cellam Fortissimo (vasks:Presence - Sol Gabetta - Sony Classique 2015) Qobuz
  5. HiRes - G. Mahler - Symph n°6 - Andante (M. Tilson-Thomas - San Francisco Symphony 2002) Qobuz
  6. HiRes - R. Waters - Amused to Death (Amused to Death - Columbia 2015) Qobuz

 IMAGE :

En ce début février 2016, le guitariste jazz, Bill Frisell commet son nouveau millésime. When You Wish Upon A Star, se compose de 16 plages toutes des reprises de musiques de Film. Qobuz, ne livrant pas le livret lors de l'achat des fichiers Haute Définition je ne pourrais pas vous en dire plus quant aux superbes musiciens qui accompagne le jazzman américain.
Quoiqu'il en soit l'enregistrement est de toute beauté et à son écoute, au travers du système Fonel "La Viva", les yeux clos, il nous est impossible d'affirmer que nous écoutons un système tri-phonique composé de si petits satellites. Sur un des thémes que E. Morricone composa pour le film "Once Upon a Time in the West", As a Judgement, nous écoutons sur notre droite une batterie puissante et profonde, sur la gauche la guitare de B. Frisell et au centre une contrebasse qui sera ensuite rejointe par un violon électrique. Tout ce beau monde est positionné parfaitement dans un espace tridimensionnel réaliste et surtout aucun flottement, aucune incertitude n'est ressentie même lorsque nous poussons le volume sonore à des niveaux déraisonables.

Cet enregistrement de la cinquième symphonie de L. van Beethoven capté lors d'un concert donné à Vienne en juin 2015 sera certainement l'un des testaments musicaux du grand chef N. Harnoncourt. Ici, le chef autrichien dirige l'orchestre qu'il a créé en 1953, le Concentus Musicus Wien qui joue sur instruments anciens. Si les violons paraissent encore un peu "verts", les cordes graves sont magnifiques et les pupitres des vents et des cuivres reconquièrent la place que le génie allemand leur avait dédiée. "Sony Classique" nous livre un enregistrement assez naturelle, à la dynamique presque respectée et à la scéné sonore réaliste. Tous ces éléments sont parfaitement gérés par le système Fonel "La Viva", cela en devient très étonnnant, peu de système audio à moins de 10.000 euros peuvent fournir de telles prestations. 

 

 TIMBRES :

Il m'en souvient, je devais avoir dix-huit ans, au volant d'une Renault, j'entrai en Espagne. La Radio jouait le Concierto d'Aranjuez par Miles Davis... Nostalgie...
La fameux test de la trompette est réussit avec maestria, la Fonel" La Viva" respecte les couleurs de cet instrument qui ici ne klaxonne pas, qui ici ne se mue pas en jouet pour jeune enfant. L'art du grand Miles nous est rendu, grâce à cette version HiRes, dans toute sa splendeur, quelle subtilité, quelle délicatesse dans les phrasés.
Peteris Vasks est un compositeur contrebassiste letton né en 1945. En 1978, il composa un "livre" pour violoncelle solo au nom de "Gramata cellam", ici interprété par Sol Gabetta et son célébre Guadagnini de 1759.
Grâce à l'écoute du violoncelle, nous nous rendons compte que les ingénieurs allemands (?) ont bien travaillé. Le mariage entre le caisson et les satellites est tout simplement parfait. La bande passante exploitée par l'instrument à cordes s'étend du grave, reproduit par le caisson, au medium, reproduit par les satellites mais dans aucun cas nous ne ressentons de différence de timbre et de vivacité. Bon travail là aussi.
Existe t'il musique plus belle que cet Andante de la sixiéme symphonie de Gustav Mahler, le calme après la tempête, le repos avant la lutte finale.
L'interprétation offerte par le chef américain M. Tilson-Thomas à la tête de son orchestre de San Francisco nous permet de gouter avec grand plaisir à toutes les subtilités d'orchestration mise en oeuvre par le grand Maître autrichien. Les timbres, les couleurs reproduit par la Fonel "La Viva" sont dignes d'ensembles Haute Fidélité bien plus onéreux. Mais Attention, ici rien n'est tricherie, rien n'est artificiellement embelli, tout est rendu dans son plus simple apparat, tel medium ne sera pas réchauffé, tel grave ne sera pas boursouflé, tel aigü ne sera pas tronqué et masqué.

DYNAMIQUE :

Comme vous l'avez certainement deviné, à la lecture des précédents paragraphes, le système Haute-Fidélité Fonel "La Viva" est d'une grande transparence et d'une belle neutralité. A ces qualités s'ajoute une dynamique hors paire pour un système à ce tarif.
L'écoute du troisième album de Roger Waters (ex-bassiste et tête pensante du Pink Floyd), Amused to Death, révéle généralement tous les défauts et manquements d'un système Hi-Fi. Ici quelles surprises ! La mise en phase des petits satellites à la forme si particulière est excellente et les effets de spatialisation sont rendus avec une précision chirurgicale, le moindre écarts de dynamique et instantanément retranscrit et ceçi sans tassement même à haut volume d'écoute, la moindre petite nuance dans la voix de Roger Waters est livrée avec réalisme.

Etonnant, à écouter absolument pour y croire ! 

  

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Si nous devions partir sur une île déserte et que pour seul budget audio nous ayons 5.000 euros, alors le système Fonel "La Viva" serait de la partie car, marié à un ordinateur et à un gros disque dur, nous pourrions jouir de nos musiques durant de nombreuses années. C'est tout dire !

Avec "La Viva" nous sommes en présence d'un vrai système ACTIF et cela s'entend. Nous avons du mal à comprendre l'engouement pour les enceintes passives qui proposent quelquesoit leurs tarifs des écoutes légèrement aseptisées. Comme mélomane et après avoir gouté aux enceintes actives et, de Fonel et, de B&M il ne me viendrait plus à l'idée, si le budget était en ma possession, d'acquérir d'autres types d'enceintes et d'électroniques. Grâce à Fonel, le droit d'entrée dans l'univers de l'Actif de qualité devient un brin plus accessible et c'est tant mieux !

Les "Pros and Cons" : 

+ qualités de fabrication,
+ les fonctions disponibles,
+ grandes qualités musicales,
-  attention au réglage et à l'emplacement du caisson,
-  pas de liaison Bluetooth,
- pas de sortie casque. 
     
Le Système d'écoute :
 

Préamplificateur :
Amplificateurs : Fonel La Viva
Sources : micro-ordinateur Daphile
Enceintes : Fonel La Viva
Câbles de modulation :
Câbles HP : Fonel La Viva
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE
Conditionneur secteur : Isol-8


Les Notes  :
 
Fabrication : 15/20
Image : 16/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 17/20
Transparence : 17/20 
Qualité/Prix : 18/20
 

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51

vendredi, 28 août 2015 09:36

Edwards Audio IA2-R : le test

Évaluer cet élément
(53 Votes)

Souvent lors de nos écoutes en magasin, lorsque nos clients recherchent des enceintes entrée/moyenne gamme nous utilisons comme amplificateur le "petit" Edwards Audio IA2-R. Cela s'est fait naturellement sans acte volontaire de notre part, cet anglais s'est imposé de par son naturel, son dynamisme, sa musicalité et son tarif abordable...
Quelques mois après avoir fait sa connaissance, il était temps que nous nous mettions au travail et que nous vous le présentions.

lien boutique : Edwards Audio IA2-R


FABRICATION :

Sa fabrication est à l'anglaise (voir les produits Rega), simple et efficace.
Ses dimensions, boîte à chaussure, lui permettent de ne pas envahir vos meubles et étagères.
Sa face avant en "Plexiglas" procure à cet amplificateur un côté haut de gamme, surtout lorsque vous le mettrez sous tension.
Sa face arrière propose toutes les connexions, 4 entrées ligne, 3 en RCA et une mini-jack 3.5mm, une entrée phono MM en option (+100 euros) et 2 sorties pour enceintes exclusivement avec connecteurs bananes, à l'anglaise. Rien de superflu, que du nécessaire et... c'est bien suffisant pour écouter de la Musique ! 

Caractéristiques principales 
 
    - Puissance de sortie : 65 Watts par canal sur 8 ΩdB
    - Bande passante : 20 Hz à 20 KHz 
    - 1 entrée Phono MM isolée : 47K 120pF
    - 3 entrées Ligne RCA
    - 1 entrée Ligne mini jack 
    - télécommande : oui
    - dimensions : 218 x 87.5 x 325 mm

Musiques écoutées :

 

  1. CD - F. Schubert - Gute Nacht (D. Fischer-Dieskau / J. Demus - DG 1965)
  2. CD - R. Strauss - Also sprach Zarathustra (H. von Karajan - DG 1973)
  3. CD - A. Dvorak - Concerto pour violoncelle (M. Rostropovitch / H. von Karajan - DG 1968)
  4. CD - E. Rava - Un Bel Di Vedremo (Italian Ballads - Venus 1996)
  5. CD - David Johansen and the Harry Smiths - Poor Bay Blues (Chesky JD196)
  6. CD - D. Hyman - I hope Gabriel likes my Music (Swing is here - RR 1996)

J'ai entendu dire que lors de notre précédent test, nous parlions trop Musique et pas assez Technique... Nous allons essayés de corriger le tir mais avouons, cela va nous être bien difficile car pour nous la finalité de tous les produits que nous testons est d'écouter de la musique, des musiques... de découvrir et de partager .
D'ailleurs pour prouver notre bonne volonté, tous les enregistrements CD écoutés pour ce test ont été pris dans le superbe, que disons-nous magnifique coffret "The Originals" édité par la Deutsche Grammophon il y a une année déjà. Complice

 

 

Soit, 50 galettes à déguster sans modération, proposant une synthèse de l’écurie Deutsche Grammophon : dans leurs atours réactualisés, où chaque compact disc est réhabillé comme s’il s’agissait du vinyle d’époque (avec visuel de couverture originale). Les interprétations légendaires s’y bousculent faisant de cette nouvelle somme, un coffret discographique à acquérir ABSOLUMENT.


Attention : cet amplificateur est assez sensible à la phase du secteur... Cela signifie que lorsque la phase est connectée "du bon côté", le son du Edwards Audio IA2-R s'en trouvera comme bonifié. La qualité des graves et des aigus, le relief de l'image stéréo seront directement affectés par cette "phase", et l'impression globale, à l'écoute, sera meilleure.

IMAGE :

L'image audio reproduite par un élément Haute-Fidélité dépend principalement de deux facteurs : le premier, sa capacité à préserver la phase du signal audio (beaucoup plus d'informations ici), le deuxième à reproduire une bande passante large et précise dans le bas du spectre sonore principalement ; meilleures seront les fondations d'un édifice, plus grande sera sa stabilité. Pour savoir si votre système audio respecte correctement la phase du signal audio un test simple est facile à réaliser ; prenez un enregistrement mono de la fin des années 50, début années 60, dégustez le et vous remarquerez que vous aurez l'impression que le son n'est émis que d'un seul point dans l'espace situé pile face à vous (si vous êtes parfaitement bien installé à l'intérieur de la pointe du très fameux triangle équilatéral).
Rien de tel pour tester ce respect de la phase audio que d'écouter une voix/piano. Une voix de baryton est idéale car son spectre sonore s'étendra du grave au haut medium/aigü pour les harmoniques, c'est à dire passera entre les deux ou trois voix de vos enceintes acoustiques, un bon défi, et pour le respect de la phase, et pour le respect des timbres (couleurs).
La version du cycle de leader Winterreise de F. Schubert interprétée par D. Fischer-Dieskau (baryton) et J. Demus (piano) est techniquement et artistiquement une Référence. L'amplificateur Edwards Audio IA2-R est particulièrement à l'aise sur ce type de musique, le baryton est bien au centre des deux enceintes, son placement est assez stable et le piano se situe, avec une très belle présence, derrière l'artiste. La pari est gagné, pour un amplificateur dans cette gamme de prix, il est assez rare d'entendre un tel résultat, pour vous en persuader, tester quelques références du marché et vous serez surpris...

 

Tester la bande passante d'un système audio cela devient un brin plus compliqué. La meilleure solution, à notre avis, c'est d'écouter un enregistrement bien réalisé d'une oeuvre du XXéme siècle pour grand orchestre : une symphonie de Mahler, de Shostakovitch ou une musique de film (J. Williams, H. Zimer, J. Horner...) par exemple. Ici nous écouterons une oeuvre rendue ô combien célèbre par le cinéma, un poème symphonique composé en 1896 par le munichois Richard Strauss, Also Sprach Zarathustra. La version que nous en offre H. von Karajan, à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Berlin, certainement le plus beau son du monde, démontre les capacités et les limites de notre amplificateur. L'amplificateur Edwards Audio IA2-R, propose une bande passante légèrement atténuée aux deux extrémités du spectre, atténuation plutôt moins importantes que certains concurrents. est-ce un point négatif ? Oui et... Non. Un tel amplificateur est dédié à des enceintes qui sont incapables de reproduire correctement une fréquence grave de 35 Hz et encore moins une fréquence à plus 16 kHz. Donc cette limite est même bien venue car quelle est l'utilité d'exciter des haut-parleurs dans des fréquences qu'ils maîtrisent mal ?


Globalement l'image construite par l'amplificateur Edwards Audio IA2-R est plus profonde que large ce qui nous déroute un peu car c'est bien la première fois que nous rencontrons ce phénomène.

 

TIMBRES :

Donner un avis sur la qualité des timbres, des couleurs (instruments et voix) reproduits par un élément Haute-Fidélité est très compliqué car, ici, nous faisons appel à la mémoire, à l'expérience de l'auditeur. L'exemple de l'instrument appelé trompette nous semble être bon pour essayer de comprendre l'intérêt de ce test. Combien de fois nous est-il arrivé d'écouter des systèmes dits Haute Fidélité, même très onéreux, sur lesquels la trompette, instrument appartenant à la famille des cuivres, sonne comme une trompette d'enfant en plastique. Bien souvent ce phénomène est du au matériaux employés pour fabriquer les haut-parleurs des enceintes mais, d'expérience, nous savons également, que de nombreuses électroniques "détimbrent" les instruments ou plutôt imposent une coloration à la musique écoutée. Si nous faisons l'acquisition d'un système Haute-Fidélité, est-ce pour subir un type de coloration infligé à toutes les musiques que nous écoutons ? Nous avons la modestie de penser qu'un système Haute-Fidélité doit s'effacer devant la musique et être le plus neutre possible... malheureusement nous sommes à contre courant des mouvement actuels qui préconisent des écoutes très typées : Devialet, Leedh, Accuphase, Rega, 95% des électroniques à tubes, etc. 
La méthode que nous préférons pour analyser la qualité des timbres reproduits par un élément Hi-Fi est d'écouter de la musique acoustique, une oeuvre symphonique avec de nombreuses interventions de solistes nous paraît très intéressante.

A l'audition du concerto pour violoncelle de A. Dvorak interprété par les Berliner Philharmoniker dirigés par H. von Karajan, et M. Rotropovitch au violoncelle, remarquons, en passant comme cela sans en avoir l'air, la pâte sonore exceptionnelle de l'orchestre allemand en cette année de 1968, nous sommes plutôt agréablement surpris par l'amplificateur intégré stéréo Edwards Audio IA2-R. Pour un amplificateur à moins de 1.000 euros, la Bête s'en sort bien, les instruments de l'orchestre paraissent vrais et sont définis... c'est déjà pas mal. Certes le haut du spectre sonore aurait demandé un peu plus de subtilité, le grave un peu plus de précision, mais l'ensemble mérite la moyenne, toute gamme d'amplificateur confondu.

Comme nous avons du déjà l'écrire lors de précédents tests, E. Rava est l'un de nos trompettistes actuels préférés. Sa trompette fleure bon la Méditerranée, chaude et langoureuse... Estate ! Sa reprise, sa réinterprétation "jazz" d'un "tube" tiré de l'opéra Madame Butterfly de G. Puccini est très intéressante pour qui veut tester les "couleurs" de son système audio. Reconnaissons à l'amplificateur Edwards Audio IA2-R une très belle reproduction de la guitare acoustique de R. Cecchetto qui nous gratifie d'un beau solo sur ce titre. La trompette de E. Rava est bien reproduite même si, dans le haut du spectre, nous eussions souhaité un peu plus d'harmoniques et surtout une dynamique un peu plus accentuée.

Globalement l'amplificateur Edwards Audio IA2-R ne dénature pas les timbres, les couleurs des différents instruments de musique et c'est déjà bien. Lors de nos écoutes nous avons remarqué que cet amplificateur, dans le registre medium, appliquait un très léger effet "ton chaud", effet qui n'était pas désagréable Sourire 
Par rapport à la concurrence : Atoll, Rotel, Marantz, Rega, Creek... Il s'en sort avec les éloges. 

DYNAMIQUE :

La dynamique : que serez la musique sans le rythme ? Voilà ce que nous allons essayer d'éprouver à l'écoute d'un élément Haute Fidélité ; sa capacité à respecter le rythme, c'est à dire principalement sa capacité à gérer les écarts micro-dynamiques. Cela peut sembler abscons mais en finalité cela est très simple. De nombreux systèmes Haute Fidélité lissent, simplifient la musique, ils soustraient une grande partie du relief musical... Voilà c'est la dynamique qui disparaît. D'autres, par contre, souvent des amplificateurs à Lampes en rajoutent mais cela nous paraît moins catastrophiques...
Comment tester cette dynamique ? Avec des pressages CD récents cela devient très difficiles car tous sont compressés, la dynamique est atténuée afin de facilité l'écoute, nous avons l'impression d'entendre de nombreuses informations mais en réalité tous les sons, nous exagérons un peu mais à peine, sont au même niveau sonore. Cela est très pratique lors d'écoutes en milieu bruyant (voiture par exemple) ou via des systèmes sonores entrées de gamme (mini chaines, systèmes multiroom...) mais cela devient insupportable en écoute Haute-Fidélité. Que cela soit dit !
Certains label discographique s'honorent, et ils ont bien raison, de proposer des enregistrements naturels, non retouchés. C'est eux que vous devez privilégier pour ce type de test : Chesky records, Challenge Records, Reference Recording, Stockfish Records, 2L, Exton et bien d'autres maisons de disque travaillent biens... A vous de choisir. 

Dans le Blue traditionnel de David Johansen and the Harry Smiths enregistré par l'équipe Chesky en 2000, la dynamique de chaque instrument et de la voix masculine sont bien respectées lorsque nous l'écoutons au travers l'amplificateur Edwards Audio IA2-R. Notre élément audio anglais se sort bien de ce test, à aucun moment il ne tasse la dynamique. Les moindres nuances des percussions, les belles attaques sur les cordes de la contrebasse sont retranscrites avec véracité. Certes sa puissance est limitée mais à écoute domestique tout se déroule ma foi plutôt bien.

Reference Recordings est un label californien basé à San Francisco qui propose des enregistrements de grande qualité. Pas d'esbroufe mais la vérité, tel pourrait être leur slogan. Dans cet enregistrement où Dick Hyman (piano) est accompagné de 6 superbes musiciens "old school" dont K. Peplowski à la clarinette, nous succombons à la richesse des timbres et à la dynamique des instruments entendus. Un peu d'enthousiasme ne fait jamais de mal. Sur un système audio plus haut de gamme, l'écoute d'un tel enregistrement possède un nous-ne-savons-quoi qui vous transporte ailleurs. Mais, là, avec l'amplificateur Edwards Audio IA2-R s'est franchement déjà bien !


RAPPORT QUALITE/PRIX :

Les quelques limites que nous avons ressenties lors de nos écoutes sont assez logiques pour un amplificateur intégré stéréo de cette gamme de prix, elles ne sont pas rédhibitoires pour qui veut se faire plaisir à écouter de la musique.
Nous avons comparé le Edwards Audio IA2-R à quelques leader du marché et, il n'a pas de quoi rougir. Ils sont très, trop rares les amplificateurs entrée/moyen gamme capables de reproduire la musique dans de telles conditions qualitatives. Naturellement, et nous ne vous mentirons pas, cet amplificateur, comme tous les amplificateurs à moins de 1.500 euros est plus apte à reproduire les petits ensembles orchestraux, les musiques modernes que de grands ensembles symphoniques. Pour qui est amoureux des musiques jazz, des musiques baroques alors le Edwards Audio IA2-R est une belle acquisition (les musiques commerciales modernes passeront aussi sans aucune difficulté sur ce type de produit, mais là nous écrasons des évidences). 
Les résultats sonores obtenus en compagnie des enceintes de la marque Xavian série Neox sont d'un grand intérêt, attention de ne pas relier cet amplificateur à des enceintes qui auraient tendance à être "sèches" et à trop exposer le haut du spectre sonore.


Les "Pros and Cons"  : 

     + le design,
     + sa conception orientée "tout pour la musique",
     - en option l'entrée vinyle MM qui devrait être de série, 
     - sinon rien,
     
 Le Système d'écoute :

Amplificateur : Edwards Audio IA2-R  
Sources : Leema Elements CD
Enceintes : Xavian Neox 2
Câbles de modulation : Studio Connections Monitor Plus
Câbles HP : Studio Connections Reference Plus
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE


Les Notes  :
 
Fabrication : 13/20
Image : 13/20
Timbres : 12/20
Dynamique : 14/20
Transparence : 14/20 
Qualité/Prix : 16/20
 

 Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51

vendredi, 14 août 2015 11:27

Sounddeco Alpha M2 : le test

Évaluer cet élément
(27 Votes)
Sounddeco est une entreprise polonaise appartenant au fabricant, spécialiste du meuble en bois Witowa. Depuis plusieurs années Witowa fabrique des ébénisteries pour de nombreux concepteurs d'enceintes acoustiques. Au fil du temps et des rencontres, une question essentielle pour le développement de la l'entreprise s'imposa : pourquoi ne pas s'associer à des ingénieurs électro-acousticiens et des designers afin de créer et de commercialiser ses propres produits acoustiques ?
Ainsi fut fait, et la marque Sounddeco, en 2010, vit le jour.


FABRICATION :

Les Sounddeco Alpha M2 sont des enceintes compactes de type close (sans évent, ni à l'arrière, ni à l'avant, ni sous le dessous). Elles sont équipées de deux haut parleurs conçus par la société danoise SB Acoustics, bien connue des audiophiles. Nous trouvons en action au sein d'une très belle ébénisterie pour la reproduction des graves et medium, un haut parleur de 17 cm (15 cm effectifs) en fibres naturelles (papier) et châssis très rigide en aluminum et, pour la reproduction des aiguës, un haut parleur de 2,9 cm en fibres naturelles.


Sur l'arrière des enceintes, au bas d'un belle plaque en aluminium, est implanté un simple bornier de très bonne facture acceptant les bananes et les fourches haut de gamme ou tout simplement le
 câble nu.
Du fait de leur type close, leur placement dans la salle d'écoute ne présente pas de difficulté, les murs arrières ne les effraient guère mais si vous souhaitez en obtenir le maximum, 40 à 50 cm d'éloignement par rapport à celui-ci ne seront pas de trop.

Nous vous conseillons, comme pour toutes les enceintes compactes de qualité, d'installer les Sounddeco Alpha M2 sur des pieds lourds et rigides, pour ce test nous avons utilisé les très bons supports Rogoz Audio 1SB100. Fuyez les pieds trop légers et/ou peu stables qui auront tendance à vibrer et à absorber une part non négligeable de l'énergie produite par les enceintes.
 
Si la bande passante annoncée et subjective est étendue, le rendement déclaré par le fabricant de 86 db peut effrayer. Et pourtant, un amplificateur fonctionnant en Classe AB de 2x50 w. sous 8 ohms sera largement suffisant pour "sonoriser" une pièce de 25 à 30 m². Pour exemple un amplificateur Rega Brio-R peut les faire chanter à merveille...

Caractéristiques principales 

Puissance admissible : 80W
Haut parleurs :
     - 1 x 17 cm SB Acoustics (fibres naturelles)
     - 1 x 2,9 mm SB Acoustics
Bande passante : 49Hz - 28kHz @ +/-2.5dB
Sensibilité (rendement) : 86 dB @ 1W @ 1m 
Impédance : 8 Ohm
Dimensions (H, L, P.) : 370 x 190 x 310 mm
Poids : 9 kg pièce.


Musiques écoutées :

  1. CD - G. Mahler - Symphonie "Titan" (E. Leinsdorf - Decca 1971/2014)
  2. CD - Julie London - Black Coffee (Around Midnight - Capitol 1960/2009)
  3. CD - Blossom Dearie - Tea for Two (Once Upon a Summertime - Verve 1958/2010)
  4. LP - E. Grieg - Peer Gynt (Oivin Fjeldstad - Decca SXL2012 1958)
  5. LP - Youn Sun Nah - Enter Sandman  (Same Girl - ACT 2010)
  6. LP - G. Verdi - Otello ; Ave Maria (L. Price / Z. Mehta - Decca 1982)

IMAGE :

Qui n'a jamais entendu Julie London chanter, susurrer Black Coffee ne connaît pas l'extase musicale Complice 
Sa voix sensuelle et grave, rendue à merveille par les Sounddeco Alpha M2 vous transporte ailleurs. La blonde californienne est présente, là juste au devant de nous, debout, peut être sise sur un tabouret haut, au milieu de notre salon, entre les deux enceintes, choyée d'un écrin de cuivres. L'image construite par le système audio semble véridique et nous abandonne à nos émotions.
Pour demeurer au sein de l'univers des chanteuses depuis longtemps délaissées, écoutons certainement l'une des plus belles versions de la chanson Tea for two. Loin de la démonstration de Ella Fitzgerald accompagnée de l'orchestre de Count Basie, Blossom Dearie propose une interprétation toute en finesse et subtilité s'accompagnant de quelques accords distillés par son piano. Le quartet (piano, basse, guitare, batterie) prend possession de notre "auditorium" et le système audio disparaît afin de laisser vivre la musique, chaque musicien par de très discrètes interventions construit un univers attachant et passionnant.
Les Sounddeco Alpha M2 sur tous les enregistrements écoutés s'attachent à construire une image sonore réaliste et stable digne des plus belles réalisations du marché dans une gamme de prix inférieur à 2500 euros (les deux enceintes).
 
TIMBRES :

L'interprétation que propose E. Leinsdorf pour DECCA Phase 4 en 1972 à la tête du Royal Philharmonic Orchestra de la Première Symphonie de Gustav Mahler  n'est pas une référence et ne restera certainement pas dans l'histoire de la Musique. Mais l'enregistrement qu'en propose DECCA et sa technologie Phase 4 est stupéfiant. La Symphonie prend un relief régénéré où tous les pupitres sont quasiment traités à égalité, avec une précision et une définition accrues. Un spectre détaillé qui n’existe pas pour l’auditeur dans une salle de concert : une démonstration de clarté qui présente toutes les ressources de l’orchestre, ses facettes combinées, comme un acte de pédagogie instrumentale. Les enceintes compactes Sounddeco Alpha M2 révèlent ici une transparence rarement rencontrée dans ce type de produit, les vents et les bois sonnent avec vérité et nous prenons un grand plaisir au voyage que nous conte le grand compositeur autrichien. Autre exemple de plaisir audiophile, l'écoute de la marche funèbre du troisième mouvement et de la fanfare décrite par Mahler, les cuivres sont somptueux de réalisme, un vrai bonheur inimaginable pour un mélomane ayant si peu investi (même si des enceintes à plus de 1200 euros restent un vrai investissement).

DYNAMIQUE :

Nous vous souhaitons d'avoir la chance et le bonheur d'écouter un jour cette version de Peer Gynt enregistrée en 1958 par le chef norvégien, né en 1903, Oivin Fjeldstad à la tête de la superbe phalange The London Symphony Orchestra dans le pressage vinyle anglais DECCA SXL 2012. La dynamique y est remarquable et les Sounddeco Alpha M2 sonnent comme de grandes enceintes sans imposer aucun tassement au rendu musical. Les envolées orchestrale se déploient avec aisance, les crescendo montent en puissance sans limite, les micro-informations souvent noyées surgissent de toute part, l'orchestre flamboie de mille étincelles, un feux d'artifice en ce 17 août ! Certes nous savons que les graves pourraient être un peu plus consistant mais n'oublions pas que nous écoutons des enceintes compactes à moins de 1500 euros la paire...

La reprise déjantée du titre Enter Sandman du groupe Métallica par la chanteuse/musicienne coréenne Youn Sun Nah impressionne. Ce voix-guitare, quel musicien que Ulf Wakenius, retient toute notre attention et, pour les qualités de timbres de la guitare, des cordes nylons basses de toute beauté et, pour la dynamique de la voix retranscrite avec naturelle par notre système Haute Fidélité.

TRANSPARENCE :

Clôturons ces écoutes avec l'une des plus belles plages lyriques composée par G. Verdi pour son chef d'oeuvre Otello, la chanson du Saule, admirablement chantée par la soprano américaine Leontyne Price. Que ce soit l'orchestre, que ce soit la voix, les Sounddeco Alpha M2 ne sont jamais à la peine et de par leur neutralité, leur dynamisme et, donc de par leur transparence nous profitons pleinement des émotions musicales.
Cette transparence se confirme lorsque nous écoutons ces enceintes connectées à d'autres électroniques. A chaque changement d'amplificateur, les écoutes deviennent très différentes et les signatures sonores des différents éléments sont retranscrites avec précision. Nous avons obtenus de très beaux résultats sonore avec une écoute un peu mois précise mais chaleureuse en associant aux Sounddeco Alpha M2 l'amplificateur anglais Edwards Audio IA2

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Après 5 jours d'écoutes intensives, nous pouvons affirmer que ces enceintes compactes sont, dans leur gamme, certainement ce que nous avons entendu de plus neutre et dynamique. Vivre avec ces transducteurs acoustiques ne nous poserez aucune difficulté. Nous aurions un vrai plaisir à écouter toute sorte de musique mais, de grâce, octroyez-nous de bonnes électroniques Sourire

Les "Pros and Cons"  : 

     + en version laquée, la finition de toute beauté,
     + la qualité de fabrication, haut parleurs, connecteurs,
     + la neutralité, la transparence et la musicalité de ces enceintes
      - rien à ce prix,
     
 
Le Système d'écoute :

Amplificateur : Leema Elements Amplifier
Sources : Leema Elements CD
Enceintes : Sounddeco Alpha M2
Câble de modulation : Studio Connections Reference +
Câbles HP : Studio Connections Reference +
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE (ampli, sources)
 

Les Notes  :
 
Fabrication : 15/20
Image : 15/20
Timbres : 14/20
Dynamique : 15/20
Transparence : 15/20 
Qualité/Prix : 18/20
 

 Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51

Évaluer cet élément
(19 Votes)
Ma première semaine d’écoutes s’achève.

J’ai écouté sur un peu plus d’une trentaine d’heures divers styles, à divers volumes.

En « classique », j’ai pu apprécier qques belles choses, comme:
Ainsi parlait Zarathustra - prélude; Karajan the legendary Decca recordings: c’est vif, avec des écarts de volume sonore rapides (dynamique?). Le roulement de timbales est un régal. Les cuivres aussi. http://player.qobuz.com/#!/track/618062
Toccata de Bach (bwv 565 il me semble) par Andre Isoir: Clairement, jamais entendu de la sorte, l’ampleur est fantastique.  http://player.qobuz.com/#!/track/11938077
Diverses versions de O fortuna -  Carmina Burana (pour le moment pas de coup de coeur pour une en particulier): Idem, l’ampleur, l’impact …
Le concerto pour violon op.47 de Sibelius (quoi de plus naturel que de faire jouer du Sibelius par des enceintes Aurelia ;-) ) par Maxim Vengerov: Je découvre des détails partout, vers 5’’15 c’est léger, superbe. Le final, franc et « péchu ». L’émotion est là.  http://player.qobuz.com/#!/track/2000486
Pour le moment, pas de grosse claque sur du piano classique (rodage ou sources?).

En électronique, j’ai écouté Jean Michel Jarre, l’album « Rendez-vous » http://player.qobuz.com/#!/album/0886445107371
Le rendu est une redécouverte de ce type musique. Beaucoup de détails, et un très beau (c’est rien de le dire) travail de spatialisation. Idem pour  « l’orchestre sous la pluie »  qui défile nettement devant moi. http://player.qobuz.com/#!/track/15919595 

En Rock, de belles choses aussi,
Parisienne Walkways http://player.qobuz.com/#!/track/5223069 rend très bien et m'emmène. Les guitares en général d’ailleurs.
Les enregistrements de Pink Floyd me semblent plutôt remarquables ( dans le sens qualité de l’enregistrement) comparé aux autres écoutés.
J’aime bien le rendu des morceaux de Serge Gainsbourg, je découvre donc son oeuvre.
L’intro Guitare/ Basse/ Batterie du temps de l’amour de Françoise Hardy me plait beaucoup plus qu’avant. Je vais essayer de chercher des morceaux avec ce style d'orchestration. http://player.qobuz.com/#!/track/15058129 
Friday night in San Francisco est aéré, détaillé, captivant. http://player.qobuz.com/#!/album/0074646516829

Ma grande surprise est sur le Jazz.
J’ai commencé par l’album Time out de Dave Brubeck http://player.qobuz.com/#!/album/0884977171662
J’ai étendu vers d’autres albums de jazz, de nombre d’artistes différents, et il me semble que j’y trouve davantage d’enregistrements de très bonne qualité.  Les détails, les timbres, la scène sonore…
Même si ce n’est pas mon genre de prédilection, c’est un réel plaisir d’y entendre de vrais instruments de façon très réaliste.
A moment d’écrire ces lignes, j’écoute Dave Brubeck, Time Out, mais un autre: http://player.qobuz.com/#!/album/8718375727324
J’ai l’impression d’être davantage proche de la scène sonore que sur le premier. Pas de voile ni sur l’un ni sur l’autre, mais des distances différentes. Je ne sais pas ce que j’aime le mieux.

L’écoute de mon premier système Hifi me fait prendre conscience de la grande hétérogénéité des qualités d’enregistrements. Comme j’avais pu m’en apercevoir a l’écoute des vinyles chez vous, l'époque de l’enregistrement n’est pas un critère pertinent pour guider un choix d'écoute à priori.
J’ai pu trouver de nombreuses pages internet  qui listent les enregistrements d’exceptions et m’ont guidé et me guident dans mes écoutes Jazz. 
En revanche, pour les autres genres, je n’ai pas trouvé grand chose. Qobuz liste bien des enregistrements d’exception, mais essentiellement sur le classique.
Il ne parait d’ailleurs pas toujours évident que les plus beaux enregistrements (techniques) soient forcements les meilleurs sur le plan artistique…
Le label Decca semble se distinguer en terme de qualité technique sur mes premières écoutes. A confirmer.


 Le Système d'écoute :

Amplificateur : Denon PMA-50
Sources : Ordinateur MAC USB 
Enceintes : Aurelia Magenta
Câbles HP : Black Rhodium Twist

mardi, 02 juin 2015 13:39

Devialet Expert 200 : le test

Évaluer cet élément
(69 Votes)
Est-il encore nécessaire de présenter Devialet, la société française au 88 brevets et 44 prix internationaux ? Les 40 ingénieurs qui travaillent en plein de coeur de Paris au sein d'un bâtiment conçu par Gustav Eiffel, ont inventé une technologie révolutionnaire, dixit le service marketing de la société, qui a transformé l'amplification du son : l'hybridation (?) des technologies digitale et analogique, pour une qualité de son inimaginable.
C'est ce que nous allons essayer de découvrir lors de ces écoutes...

Depuis plusieurs semaines, nous avons en notre possession, un amplificateur Devialet Expert 200, gentiment prété par le services commercial de la firme française.  Le Devialet Expert 200 se présente comme "le système audiophile absolu, pour les mélomanes les plus intransigeants. Bien au-delà d’un simple amplificateur, Devialet réinvente et réunit pour la première fois tous les éléments clés d’une écoute experte (pré-amplificateur, amplificateur, DAC, streamer, étage phono) en une plaque unique. Une architecture électronique parfaite pour des performances exceptionnelles. " Tout est dit, ou presque.



FABRICATION :

L'appareil est un bloc d'aluminium taillé dans la masse (voir la photo ci dessus). Contrairement à ce que nous pouvions penser, son entretien est très simple, un micro fibres et un peu de produit à laver les vitres, le tour est joué.
Sa connectique propose une entrée optique, deux coaxiales (paramétrables en Ligne analogique), une entrée AES‑EBU, une entrée Phono avancée paramétrable MM ou MC réglable en gain, en fréquence d'échantillonnage (96 KHz ou 192 KHz) et au niveau de la charge et de la sensibilité. On note aussi une entrée optique/RS‑232 mini‑Jack 3,5 mm, un port USB (type B) asynchrone, un port Ethernet, une sortie caisson de basses, une sortie coaxiale pour numériser des vinyles plus quatre borniers d'enceintes (compatibles fiches banane, fourches ou câble nu).
Sur les amplificateurs Devialet, le suffixe correspond à la puissance délivrée. Ici, l'amplification annonce 2 x 200 watts sous 6 ohms. Le Devialet 200 peut être configuré, accompagné d'un second Devialet 200, en Dual Mono. Soit deux blocs de puissance reliés via prise coaxiale délivrant chacun 400 W par canal. Cette configuration, dénommée Devialet 400 permet d'alimenter des enceintes, qui sur le papier, sont très difficiles.

Premier petit bémol, comme tous les fabricants d'électroniques les 200 watts annoncés sont à prendre avec des pincettes, au quotidien lors de la reproduction de messages sonores complexes, le ressenti, mais ce n'est qu'un ressenti, est tout autre. Certains amplificateurs annonçant 25 wats en Classe A dispensent la même énergie si ce n'est une "impression de puissance" supérieure. Mais cela n'est qu'un détail...

Mélomanes fuyez les chiffres...

Le Devialet expert 200, en notre possession, vient d'être mis à jour. Il possède le dernier firware (logiciel interne programmant entre autre les DSP, donc le rendu sonore du produit), la version 8.0.0

Caractéristiques principales : voir le site du fabricant sur cette page : Devialet

- prix : 6900 euros
- poids : 5.9 kg
- télécommande : oui... de toute beauté et programmable via le site Devialet

IMAGE :

Ce critère est certainement le point fort de l'amplificateur Devialet Expert 200. Cette scène sonore est un peu plus droite-gauche que devant-derrière mais reste "stable et cohérente". 

A l'audition de la magnifique "Quenn's Suite" de Duke Ellington nous constatons que l'orchestre s'étend de gauche à droite, avec facilité et naturel. Avec aisance et plaisir nous suivons chaque ligne orchestrale et assistons au réveil, quel merveille que ce piano du Duke, de cet oiseau moqueur. Seul petit bémol de cette belle écoute, le manque de profondeur de l'orchestre, nous avons l'impression que tous les cuivres sont sur la même ligne... Un problème d'enregistrement ou une petite "moquerie" de l'amplificateur ?

Pour en avoir le coeur net, écoutons le superbe lied, l'un de mes préférés, de G. Mahler, Revelge. Ce chant militaire tout en puissance et dynamique nous révélera peut être ce que nous recherchons ! Sur ce bel enregistrement le Devialet construit une image stable et cohérente dans les trois dimensions. Dietrich Henschel se positionne au centre de l'auditorium avec l'orchestre dans le fond, mais pas trop loin, s'étageant correctement de gauche à droite. Rien à déclarer ! l'amplificateur produit ici un bon boulot.

A l'écoute du titre The Expert du groupe Suisse Yello, l'image sonore sur le plan droite-gauche égale celle reproduite par notre amplificateur intégré Référence (Fonel Emotion). Cette reproduction tridimensionnelle manque, ici aussi, d'un peu de profondeur, ce fait est certainement dû à une légère carence dans la reproduction de la dynamique de la ligne de basse. 
 
TIMBRES :

Nous écoutons l'amplificateur Devialet Expert 200 avec sérieux et concentration depuis de nombreux jours. A la lecture des critiques et tests dithyrambiques lus par monts et vallées, dans la presse spécialisée, dans des blogs tenus par des, auto proclamés, professionnels de l'audio, dans des forum (fora ?) tous nos ressentis, toutes nos analyses ont été remis en question de multiples fois. Nous avons essayé d'être le plus objectif possible sans aucun a priori, sans aucune pression, il est peu probable que nous puissions proposer ce produit à nos clients. Devialet est une entreprise française, dans le monde de la Haute Fidélité, elles sont rares, très rares et c'est avec fierté, légèrement franchouillarde, que nous percevons ses réalisations.

La beauté des couleurs d'un orchestre philharmonique, la subtilité des cuivres d'un Big Band de Jazz, la suavité des voix féminines ne sont par nécessairement toujours bien mis en valeur par l'amplificateur
Devialet Expert 200. Sa palette harmonique paraît limitée.

A l'écoute du Shéhérazade de Rimsky-Korsakov où l'orchestre brille de mille feux, les couleurs manquent d'éclat. Principalement les instruments à cordes dont les corps disparaissent au profit d'une subtile mise en relief des frottement des cordes et des Cuivres qui malgré leurs beaux éclats semblent tous sonner de manière identique.
La voix de F. Cabrel à l'audition de sa chanson Le pays d'à côté, manque de respiration, elle semble emprisonnée dans une chambre sourde ailleurs, loin des musiciens. L'intégration, la fusion ne se produisent pas. Ici aussi le haut médium est certainement en cause, la simplification du message sonore ou plus probablement le manque de richesse des harmoniques reproduites fait que la musique, les sons paraissent simplifiés, moins réalistes.

 
DYNAMIQUE :

Lors du titre Drum Solo de Manu Katché enregistré en live, le Devialet Expert 200 développe une belle énergie, les impacts sont rapides et précis. En comparaison avec notre amplificateur intégré de référence (Fonel Emotion) seul manque au Devialet un brin d'énergie, de puissance dans l'impact, mais rien de grave. La batterie prend possession de la zone d'écoute et à fort niveau (environ -10.00 sur l'amplificateur), nous nous surprenons à sursauter lors de certaines frappes.

Il est incontestable que Bernard Haitink est l’un des plus grands mahlériens de notre époque, l’orchestre de Chicago est l’une des plus éminentes phalanges au monde, la version de la deuxième symphonie qui nous est délivrée dans cette enregistrement public est, comment le décrire, expérimentale, intellectuelle et captivante. La prise de son Haute Définition délivre, d'origine une très belle dynamique qui par moment met à mal le "pauvre" amplificateur Devialet mais, avec honnéteté je dois le reconnaître il n'est pas le seul dans ce cas. Ici pour obtenir un niveau sonore acceptable, le niveau sur la façade du Devialet Expert 200 indique 0.00 soit des pics sonores à 90 dB à 2m50 des enceintes, nous devons "monter le son" et dans les "horribles" forte(s) du grand orchestre mahlérien, l'amplificateur a tendance à s'étouffer, les sons nous sont projetés aux oreilles de manière assez peu agréable. Ces problèmes disparaissent à une écoute sonore plus normale mais moins captivante (pics à 75 dB)... Enfin ! nous avons à faire avec un orchestre de plus 80 musiciens Sourire

TRANSPARENCE :

Pour rester avec G. Mahler et sa deuxième symphonie, une écoute attentive de l'andante moderato met en valeur toutes les qualités analytiques de l'amplificateur Devialet Expert 200. Nous apprécions le fourmillement et la précision avec lesquelles sont rendues toutes les subtilités orchestrales voulues par le compositeur. L'écoute est, alors, passionnante.

Hormis le zozotement insupportable, ici, de Oxmo Puccino, l'audition de la chanson Jamais quand il faut de I. Maalouf propose des choeurs détaillés à souhait, un ensemble orchestral précis et bien en place avec une orchestration fouillée.  L'amplificateur Devialet Expert 200 ne masque aucune information et fournit une écoute analytique.

Le pouvoir analytique à niveau sonore raisonnable (75 dB à 2,50 mètres des deux enceintes sur des enceintes d'un rendement de 91,5 dB) est un des points forts de cet amplificateur, la bande passante "ressentie" semble très étendue si les enceintes restent faciles à "driver" comme c'est le cas ici (pour rappel, les Fonel Eureka possèdent leur propres amplificateurs pour le grave soit de 0 à 250 Hz ce qui représente environ 80% de l'énergie musicale.

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Là où le bât blesse c'est à l'affichage du prix. Pour 6.900 euros ce produit est positionné à un tarif un peu trop élevé. Si seulement Devialet vendait cet Expert 200 au prix 4.900 euros, nous serions en possession d'un rapport Qualité/Prix de 16. Au vu des fonctionnalités, de la qualité de fabrication, de certaines qualités sonores, le Devialet eût été un bon investissement... L'entreprise française est-elle un brin trop gourmande ?

Naturellement nous avons testé l'entrée phono de l'Expert 200, elle est complètement paramétrable avec une facilité incroyable, terminé les "jumpers" à monter ou à baisser. A l'écoute nous apercevons le charme du vinyle sans être toutefois subjugué, la fluidité, la micro-dynamique d'un très bon étage de prèamplification phono n'est pas tout à fait au rendez-vous.

Les "Pros and Cons"  : 

     + qualité de fabrication ,
     + fonctionnalités,
     + facilité de configuration et de mise à jour via le site internet Devialet,
     - le manque d'énergie et de poids dans les notes,
     - n'est pas compatible upnp et dlna... vivement une prochaine mise à jour,
     - le tarif !
     
Musiques écoutées :

  1. HD - G. Mahler - Synphonie n°2 (Haitink / Chicago Symph. Orch. - CSO 2008)
  2. CD - D. Ellington- Sunset and the Mocking Bird (The Quenn's Suite - Pablo 1959/2013)
  3. CD - I. Maalouf - Jamais quand il faut (Au pays d'Alice... - Mi'ster 2014)
  4. CD - G. Mahler - Revelge  (Des Knaben Wunderhorn (Henschel-Herreweghe - Harmonia Mundi 2006)
  5. CD - F. Cabrel - Le pays d'à côté (In extremis - Sony Music 2015)
  6. CD - Rimsky-Korsakov - Scheherazade (Antal Dorati 1958 - Mercury Living Presence 2015)
  7. CD - Yello - The Expert (Touch - Yello 2009)
  8. HD - Manu Katché - Drum Solo (Live in Concert - ACT 1984)
 
Le Système d'écoute :

Amplificateur : Devialet Expert 200,
Sources Devialet Expert 200 Fonel CD Simplicité - Soulines Dostoyevsky DCX - Ortofon Quintet Blue MC
Enceintes : Fonel Eureka
Câble USB : Black Rhodium Star USB
Câbles digital : Studio Connections Référence
Câbles HP : Studio Connections Platinum
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE (ampli, sources et enceintes)
 

Les Notes  :
 
Fabrication : 18/20
Image : 13/20
Timbres : 10/20
Dynamique : 12/20
Transparence : 13/20 
Qualité/Prix : 10/20
 

 

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51

dimanche, 24 mai 2015 11:03

Fonel Eureka : le test

Évaluer cet élément
(40 Votes)
En ce très beau dimanche printanier, un choix cornélien se posait, que devais-je faire ? Enfourcher le vélo et me balader dans la campagne champenoise ou écouter un peu de musique et tester enfin ces superbes colonnes semi-actives (chaque enceinte est équipée d'un amplificateur en classe AB alimentant les woofer) que sont les Fonel Eureka.

Se replonger dans la musique à l'écoute d'un système d'une très grande musicalité, une semaine après le salon Haute-Fidélité de Munich fut un grand plaisir. Le système écouté, quoique très onéreux (environ 25.000 euros) procure beaucoup plus de plaisir que certains systèmes écoutés outre-Rhin dix fois plus voire vingt fois plus onéreux.
Pour débuter ce test, l'amplificateur sélectionné fut l'exceptionnel Fonel Emotion Classe A, il n'y a pas de mal à se faire du bien. Ensuite les écoutes furent confirmées avec le beaucoup plus neutre, plus droit amplificateur Leema Tucana II et le plus grand public Yamaha A-S3000.

FABRICATION :

Ces colonnes, très logeables dans un intérieur domestique, d'une hauteur de 1 mètre, présentent une superbe façade en vrai bois d'arbre (Complice) équipées chacune de quatre haut parleurs de marque Vifa, un grave "papier" de 20 cm alimenté par son propre amplificateur de 260 w., deux médiums "papier" de 10 cm et d'un tweeter dual-ring. Ce sont des enceintes closes donc, dans l'absolu, faciles à positionner mais comme pour toutes les enceintes réellement Haut de Gamme, les murs trop proches seront leur ennemis.

Caractéristiques
 :
Sensibilité 91,5 dB
Enceinte trois voies passive cde type close
bande passante : 22 - 35000 Hz
Puissance amplificateur AB pour la partie grave : 260 W
Ajustement du grave :  ± 3 dB
Dimensions : 1050 x 330 x 250 mm
Poids : 32 Kg (l'enceinte)


IMAGE :


Comme tout système Haut de Gamme qui se respecte, à l'écoute attentive (!) les enceintes disparaissent réellement, sur le Stevie Ray Vaughan, par exemple, les yeux clos, il devient impossible de les positionner avec précision dans l'auditorium. La scène sonore, devant nous est réaliste autant en profondeur quand largeur, ceci devient encore plus flagrant à l'audition de l'enregistrement Mercury du Shéhérazade de 1958 qui, si par les timbres reproduits date un peu, par son image, par l'espace tridimensionnel qu'il construit devant le mélomane est exceptionnel.
Nous retrouvons ces mêmes qualités sur le très réussi dernier album de Francis Cabrel, certainement son tout meilleur depuis longtemps. L'artiste se tient devant l'auditeur entouré de ses musiciens, nous sommes plongés dans un studio assez petit en grande intimité avec les intrumentistes. Bravo !

TIMBRES :

L'orchestre de 1958, à l'écoute des Eureka est très différent de l'orchestre de 2014. Sur le Shéhérazade, les timbres sont légèrement surannés, l'interprétation de Dorati sort des sentiers battus, l'oeuvre de Rimsky Korsakov devient presque rugueuse, violente loin des clichés vaporeux des Milles et une Nuits romantiques habituels, mais malgré cela les microphones, très certainement à tubes, rendent certes parfaitement la dynamique mais impriment une coloration à tous les timbres des instruments. Cette coloration très typique des 50's disparaît à l'écoute de la magnifique oeuvre de Addinsell qui, en un peu plus de 10 minutes, vous résume tout Rachmaninov. Là, le grand piano de concert s'installe dans l'auditorium avec sa dynamique, la main gauche plaque des accords vigoureux et précis reproduits à merveille tandis que la main droite égrene une multitude de notes perlées virevoltantes dans l'espace, nous oublions complètement le système audio pour prendre un réelle plaisir à vivre la musique. Et nous n'avions encore rien entendu...
Si vous connaissez Opus 51, vous savez certainement notre attachement à la musique fin de siècle du Vienne Impérial et encore plus à celle de Gustav Mahler. L'interprétation, en soit, des Knaben Wunderhorn par J. Norman est exceptionnelle quoiqu'en disent certains experts. Ici à l'écoute du LP elle devient MAGIQUE, la voix de la Diva est... "divanesque" ! Sa présence, sa dynamique, son timbre (les chanceux qui l'ont entendue en concert le savent) sont reproduits avec vérité, c'est à tomber ! Encore Bravo !


DYNAMIQUE :

Parlons vrai, le critère "dynamique" concerne plus les sources et encore plus l'amplificateur, écoutez un Devialet et vous comprendrez... que les enceintes. Encore plus important que la dynamique est la micro-dynamique, c'est à dire la reproduction sans tassement des plus infimes écarts dans l'intensité des notes (cf encore une fois le contre exemple Devialet). Mais certaines enceintes sont conçues, mal conçues, de telle sorte que toutes les notes sont pratiquement jouées avec la même intensité sonore, comme si le rendu musical optimal était celui d'un enregistrement transformé en fichier mp3 128 K. J'ai eu cette désagréable surprise, par exemple, à l'écoute des Tannoy Turnberry ou d'autres modèles de la marque Raidho ou  Scansonic, liste non exhaustive mais enceintes écoutées très récemment ayant ce grave défaut et me venant en tête.
Les Fonel Eureka sont loin de tout cela la dynamique reproduite arrive presque, j'ai bien écrit presque, à celle entendue lors de concert. La dynamique c'est la possibilité de reproduire avec silence les notes les plus faibles et avec aisance les nuances les plus fortes plus l'écart est grand, plus le respect de la réalité musicale est présente. Mais ces critères exigent des amplificateur très réactifs et costauds. Avec les Eureka se problème disparaît car elles s'occupent, avec grande maestria, elles-même de ce qui est le plus pénible pour un amplificateur, j'ai pointé cette fameuse gestion des notes les plus graves grandes consommatrices d'énergie.

TRANSPARENCE :

Ici aussi, si l'enceinte est conçue correctement avec des haut parleurs neutres, la transparence doit être de mise. Mais malheureusement, une très grande majorité des enceintes actuelles sont très colorées, les haut parleurs bien souvent utilisés qu'ils soient en céramique, en polypropylène ou tout autre matière exotique imposent aux timbres une coloration marquée c'est à dire créent des harmoniques audibles autour des sons reproduits...
Alors l'enceinte chante !
C'est étrange certaines personnes semblent être insensibles à ces harmoniques que j'estime disgracieuses pour preuve, la lecture d'un test concernant des enceintes Vienna Acoustics où le journaliste, certainement de bonne foi, concluait son article en écrivant que ces Grand Bach, puisqu'ainsi se nomme ces enceintes autrichiennes, sont des enceintes colonnes d'une très grande neutralité alors que c'est tout le contraire, tous les haut parleurs utilisés par ce constructeur impriment une coloration à la reproduction sonore de vrais instruments, et principalement des cuivres. Souvenez-vous de la trompette "en plastique" de Louis Armstrong Sourire

Fonel équipe toutes ses enceintes de haut parleurs assez simples et classiques, certains diront bon marché, utilisés dans les bandes passantes où ils s'expriment parfaitement d'où cette grande neutralité et transparence à l'écoute des réalisations du constructeur allemand. Seul souhait que nous pourrions avoir c'est une sensation encore plus grande de rapidité mais celle-ci ne se retrouve que dans certaines, très rares, réalisations très Haut de Gamme.

 

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Arrêtons de rêver et retour sur Terre, en France, en Champagne et constatons qu'une paire d'enceinte à 9.500 euros ce n'est pas rien mais... Le mélomane, l'audiophile en a, pour une fois dans le monde de la Hi-Fi Haut de Gamme, pour son argent. L'écoute de ces enceintes, si vous possédez une vraie bonne et musicale électronique, est exceptionnelle. Des heures entières sans ressentir la moindre fatigue, l'envie de "galoper" d'une galette à une autre, le plaisir des émotions, la puissance d'un riff, le sursaut à l'attaque franche et décisive d'une caisse claire, la frayeur au triple forte d'un orchestre symphonique, tout ici est Magie.

Les "Pros and Cons" - hommage à Roger Waters Complice  : 
     + la beauté de la finition, vrai bois des façades des enceintes, 
     + les vraies qualités musicales,
     + la facilité d'emploi,
     - guère (je n'ai jamais compris ce qu'entendait pas là un trop célèbre journaliste),
     - le prix mais réellement justifié
 

Musiques écoutées :

  1. CD - Francis Cabrel - Dur comme Fer (In extremis - Sony Music 2015)
  2. CD - Addinsell - Warsaw Concerto (Piano Concerto, D. Angatsehewa - Ars production 2015)
  3. CD - Rimsky-Korsakov - Scheherazade (Antal Dorati 1958 - Mercury Living Presence 2015)
  4. LP - Mahler - Des Knaben Wunderhorn (J. Norman - J. Shirley-Quirk - B. Haitink - Philips 1976)
  5. LP - Stevie Ray Vaughan - Tin Pan Alley (Couldn't Stand The Weather - Epic 1984)
  6. LP - ACDC - For Those About To Rock (We Salute You - Atlantic 1981)
 

Le Système d'écoute :

Amplificateur : Fonel Emotion A, Leema Tucana II et yamaha A-S3000
Sources : Fonel CD Simplicité - Soulines Dostoyevsky DCX - Ortofon Quintet Blue MC - Fonel Symphony
Enceintes : Fonel Eureka
Câbles de modulation : Studio Connections Platinum XLR et RCA
Câbles HP : Studio Connections Platinum
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE (ampli, sources et enceintes)
 

Les Notes :

Fabrication : 16/20
Image : 17/20
Timbres : 17/20
Dynamique : 17/20
Transparence : 17/20 
Qualité/Prix : 18/20

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51
samedi, 25 avril 2015 10:50

Ortofon MC Quintet Blue MC : une écoute

Évaluer cet élément
(17 Votes)
Comme par inadvertance, depuis quelques jours, après m'être séparé de la superbe platine Soulines Edgar, reprise par le distributeur Exclusive Audio afin de permettre au magazine Haute Fidélité de la tester, j'écoute, je découvre la cellule Ortofon Quintet Blue MC installée sur un bras Jelco 750 et une platine Acoustic Signature.

Des cellules, depuis de nombreuses années, j'en ai écouté, de bonnes et malheureusement de nombreuses moins intéressantes. Là, cette cellule, pour le tarif d'une bonne MM, apporte tout le plaisir d'écoute d'une MC, d'une vraie MC : dynamique, précise, détaillée, fluidité... Dans cette gamme tarifaire, à ce jour, je pensais la Sumiko Blue imbattable, je me trompai, l'Ortofon en tout point est plus passionnante à écouter, elle repousse assez loin les bruits de surface des vieilles galettes noires et apporte cette écoute naturelle très rarement obtenue avec des cellules à moins de 500 euros.

Attention cette cellule est une MC (bobines mobiles) donc elle possède un niveau de sortie très faible, 0,5 mV à 1000 Hz, et nécessite pour être bien exploitée un préamplificateur phono de qualité, comme l'Edwards Audio MC1 par exemple.

Lien Boutique : Ortofon MC Quintet Blue MC

mardi, 03 février 2015 10:25

Cantabile : lu dans la presse

Évaluer cet élément
(16 Votes)

Cantabile : Palets de découplage pour électroniques et platines vinyles conçu et fabriqué par la société française basée à Reims Dilixaudio.
En test ce mois-ci dans le Haute Fidélité n° 206.

"... le registre grave est plus défini, mieux articulé et gagne en netteté... le registre aigu paraît également plus libéré, plus aérien. Cet apport de définition profite également au suivi dynamique et aux attaques de notes...
Grâce aux Dilixaudio Cantabile, la restitution sonore gagne de manière flagrante, en définition, en intelligibilité et en musicalité sur pratiquement tous les plans !"

lien Boutique : Dilixaudio Cantabile

dimanche, 28 décembre 2014 16:42

Edwards Audio IA1-R mk2 : le test

Évaluer cet élément
(23 Votes)
Depuis maintenant plusieurs mois, nous avons l'occasion lors de démonstrations en compagnie de nos clients (ou visiteurs) d'écouter et de comparer, bien souvent avec le Rega Brio-R, cet amplificateur anglais. Les conclusions sont toujours les mêmes, les clients trouvent l'Edwards Audio vivant, dynamique et détaillé, il vous apporte la musique, les musiciens sortent des enceintes et vos pieds commencent à battre le rythme de la musique...

Sa présentation est à l'anglaise, simple et efficace. Il peut se voir ajouter, en option, une carte phono pour cellules MM


lien boutique : Edwards Audio IA1-R

Caractéristiques
 :

Puissance : 2 x 50 watts sous 8 ohms
Entrées : 3 x haut niveau RCA
Bande passante: 20-20.000 +/- 1.5 dB
Télécommande : oui

Musiques écoutées :

  1. CD - Michel Jonasz- Unis vers l'Uni (Unis vers l'Uni - Atlantic 1985)
  2. SACD - Keiko Lee - Fever (Delight - EMI 2008)
  3. CD - Elton John - Tonight (Live in Australia - MCA 1987)
  4. CD - Star Wars - Main Title (Star Wars - Sony 2004)
 
A l'écoute de la superbe interprétation de Fever par la japonaise Keiko Lee, nous sommes surpris par la reproduction de la dynamique. Le Edwards Audio IA1-R mk2, contrairement à la très grande généralité des petits amplificateurs stéréo, possède cette capacité à l'explosivité lorsque la musique le réclame et, c'est un vrai plaisir, nous avons l'impression d'écouter, ici, un gros amplificateur, bien plus onéreux.

Star Wars propose l'écoute d'un très grand orchestre symphonique composé de nombreux instruments aux timbres bien spécifiques et, là également, l'IA1-R s'en sort avec les honneurs, le hautbois reste un hautbois, les clarinettes possèdent leurs couleurs si marquées, les violons ont de la matière et les contrebasses de la définition, l'écoute est agréable et détaillée. L'orchestre se déploie et en largeur et en profondeur. 

Ces mêmes qualités sont retrouvées lors de l'écoute du Tonight en concert de Elton John. L'orchestre Australien envahit le fond de la salle d'écoute alors que le piano, mis légèrement en avant, garde ce côté dynamique et percutant que lui impose l'artiste.  

Edwards Audio IA1
 
Les écoutes se sont poursuivies, avec un vrai plaisir en utilisant bien d'autres enceintes (Monitor Audio Silver 6, AudioSolutions Euphony 90, Xavian Neox 1...), globalement les conclusions furent toujours identiques : 
     + qualités musicales très rares pour un amplificateur à ce tarif, 
     + puissance ressentie délivrée hors norme,
     + bande passante assez étendue, graves profonds et fermes, haut du spectre très détaillé sans agressivité,
     - finition à l'anglaise,
 

Le Système d'écoute :

Amplificateur : Edwards Audio IA1-R mk2
Sources : Marantz SA-8005
Enceintes : Xavian delizia
Câbles de modulation : Black Rhodium Sonata
Câble Numérique : Black Rhodium Star USB
Câbles HP : Black Rhodium Solo DCT++
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
 

Les Notes :

Fabrication : 12/20
Image : 12/20
Timbres : 12/20
Dynamique : 13/20
Transparence : 13/20 
Qualité/Prix : 18/20
vendredi, 01 août 2014 12:18

Cantabile : le test

Évaluer cet élément
(21 Votes)
J’ai eu la chance de participer à la mise au point de ces supports de découplage et j’ai donc suivi les différentes étapes de la conception et j’ai eu largement le temps d’apprécier les modifications et bienfaits apportés à la restitution sonore par les Cantabile.
Je possède 3 jeux des versions définitives, 1 sous les platines CD et vinyle et un sous le préampli.

Je vis donc avec les Cantabile depuis un bon moment maintenant et les gains qu’ils apportent sont nombreux :
  • les graves sont plus propres, plus définis, plus tendus, moins caoutchouteux.
  • Les voies humaines sont moins projetées.
  • La musique orchestrale est plus fluide, plus naturelle, plus « chantante ».
  • De nombreuses duretés disparaissent.


Sur mon système, les différences les plus flagrantes, d’une manière assez étonnante, sont pour le préampli. Ce préampli est un Coda 05X qui est très léger mais qui possède pourtant d’origine des pieds amortisseurs bien conçus.
Ou j’ai été le plus surpris c’est sous ma platine vinyle qui malgré ses 50 kilos a apprécié la présence des supports.

Par contre, sous l’ampli, aucune influence, mais celui-ci avait déjà été « sublimé » par la tablette de découplage Rogoz 3SG40.

Les appareils doivent être très fermement accouplés avec les supports (il faut appuyer très fortement sur les appareils tout en leur faisant subir des petits mouvements de translation pour que les pieds des appareils fassent « corps » avec les Cantabile).

A emprunter et à essayer car, à mon avis, le jeu en vaut la chandelle.

Lien boutique : Cantabile
vendredi, 30 mai 2014 10:36

Rogoz Audio 3SG40 : le test

Évaluer cet élément
(10 Votes)

Pour des raisons esthétiques, j’en avais assez d’avoir mon ampli de puissance posé à même le sol, j’ai investi dans une tablette de découplage Rogoz 3SG40, une tablette tripode, lourde, dont les pieds sont sablés, et avec une planche MDF de 40mm d’épaisseur.

Première constatation, et premier point positif, mon ampli US avec son transfo, lui aussi, US (60Hz) qui « ronronnait » de temps en temps est devenu complètement silencieux. Cela est un avantage pas si surprenant, la carcasse de l’ampli est plus stable sur un tripode et peut avoir moins tendance à vibrer.

Ensuite, comme d’habitude, je me mets à écouter de la musique. Très rapidement je suis interpellé par ce que j’entends. J’ai l’impression que la musique est encore plus belle et plus fluide que d’habitude. Le médium est encore plus joli, plus défini. Le léger creux dans le bas médium que j’ai d’habitude a disparu !

Fini l’écoute distraite, le mélomane redevient audiophile et les disques de test, bien connus, défilent …

Je suis obligé de me rendre à l’évidence, le support Rogoz intervient ! Pas d’explication, une simple constatation.

Le lendemain un ami mélomane me rend visite, on écoute les disques qu’il a amenés et lui aussi, au bout d’un moment, me demande ce que j’ai changé dans mon installation trouvant l’écoute encore plus agréable que d’habitude. Il est aussi surpris que moi quand je lui dis que le seul changement est le support de l’ampli.

Evidemment, affaire à suivre, avec des essais dans des configurations différentes, mais, en tout cas, voilà qui peut amener à choisir ce genre d’élément apparemment pas si « passif » que cela.

En vente ici : http://www.hifi-meubles.com/support-decouplage-audio/573-rogoz-audio-3sg40.html

mardi, 20 mai 2014 08:01

Fonel Appassionata : le test

Évaluer cet élément
(20 Votes)

Le préamplificateur-phono Fonel MM et MC se présente dans un superbe châssis anti-résonnant lourd et stable. Il est équipé de lampes et de transformateurs spécialement étudiés pour transmettre l'émotion musicale...


Musiques écoutées :

  1. Stravinsky - Le sacre du printemps Cleveland Maazel Telarc
  2. Brahms - Un requiem allemand Vienne Giulini DG
  3. Tchaikovky - Symphonie 6 Leningrad Mrawinsky DG
  4. Berlioz - Symphonie fantastique Boston Munch Living Stereo
  5. Mendelssohn - Octuor op.20 St Martin in the field Philips
  6. Prokofiev - Alexandre Newsky Londres Abbado DG
  7. Borodine - Quatuor n°2 quatuor Borodine Decca
  8. Moussorgsky - Tableaux d’une exposition Chicago Reiner Living Stereo
  9. Bill Evans - at the Montreux jazz festival Verve
  10. Keith Jarret - the Koln concert ECM
  11. Codona - 1 et 3 ECM
  12. Kari Bremnes - “Reise” enregistrement public
  13. Pink Floyd - The final cut Pathe Marconi
  14. Et plein d’autres, pour le plaisir, pendant 15 jours d’écoute purement vinyle, ce qui ne m’était pas arrivé depuis de nombreuses années …


Evidemment, il y a maintenant de nombreuses années (plus de 45 ans…) que j’écoute du vinyle. De plus, je n’ai jamais arrêté, le CD venant en complément à partir de 1991.
Au fil du temps et des platines, j’en suis arrivé à une Le Tallec Stad S avec un bras Unitrac 1 et un SME 3012. Le SME me permet de tester et de changer relativement rapidement de cellules. Ensuite, celle considérée comme la meilleure du moment est installée sur l’Unitrac 1.

Au fil des années et des écoutes (et des moyens grandissants) je me suis « spécialisé » sur les bobines mobiles (MC).
Actuellement sont encore fonctionnelles deux Mayware, une MC4 et une MC7V, une DL103, une Supex 900 et une Benz ACE, soit deux cellules demandant une charge d’environ 40 ohms (DL103, ACE) et trois autres une charge d’environ dix ohms.

Jusqu’à maintenant l’écoute de différent pré-pré MM ou MC m’avait amené à toujours préférer l’adaptation d’impédance des MC par un transfo : meilleure dynamique, meilleur rapport S/B, surtout pour les dix ohms dont l’adaptation purement électronique est toujours un problème.
Actuellement j’ai donc plusieurs transfo, deux pré-pré MM fixe en impédance (un à JFET, un à ampli op) et un pré-pré à tubes à impédance variable (10 ohms à 47 k, 10 valeurs), donc universel (MM, MC) qui me permet, en plus, de « dégrossir » l’impédance de charge optimale des cellules essayées.
Jusqu’à présent les différents pré-pré que j’avais pu essayer apportaient leurs propres « couleurs » sonores, images et dynamique plus ou moins prononcées et si certains m’ont plu, aucun ne m’a amené à l’achat.
Mon premier contact avec l’Appassionata a tout de suite confirmé tout le bien que je pense des produits Fonel et cette première impression m’a poussé à ramener l’appareil chez moi.
L’Appassionata qui m’a été confié est un modèle muni d’un interrupteur MM/MC, mais il existe en version soit MM "Sonata", soit MC "Symphony".
En MC l’entrée est équipée de transfos et c’est un pré-pré à tubes. N’ayant pas voulu l’ouvrir je ne saurais dire si ces transfos sont « made in Fonel » ou sous-traités. L’Appassionata « MC » est optimisé pour la Benz Wood, donc 40 ohms. La partie électronique comprend cinq tubes. Comme toujours la finition est exceptionnelle. La première prise en main est sidérante par son poids conséquent (largement aussi lourd qu’un intégré de deux fois cent watt). On n’a pas dû lésiner sur les alimentations HT et BT.

L’écoute proprement dite a été effectuée sur plusieurs jours et avec la Benz ACE, après vérification qu’en MC, l’optimisation d’impédance était bel et bien à 40 ohms (la Supex était sur amortie et son côté vivant étouffé).
Ce qui frappe d’emblée, c’est la profondeur, la qualité de l’image stéréophonique, la richesse des détails (surtout des micro-détails) et l’incroyable définition qui va avec. On se retrouve au plus près de la musique grâce à une beauté des timbres sidérante.

Puis au fil des disques écoutés, on découvre un grave exceptionnel de tenu, de profondeur et de différenciation des hauteurs tonales (timbales et percussions du Sacre). Malgré ses tranfos d’entrée, aucune limitation de bande passante dans le grave, visiblement Fonel a fait l’impasse sur les risques de « rumble » et c’est tant mieux !
On remarque aussi un aigu chatoyant et très diversifié qui permet de reconnaître les différents timbres des cymbales (jazz).
La dynamique est « Kolossal » mais naturelle, la montée en puissance des orchestres symphoniques est sidérante. On retrouve ici la « vie » donnée par des tubes bien utilisés.
Mais ce qui est également stupéfiant c’est de découvrir des micro-détails passés inaperçu jusqu’à maintenant sur des disques hyper connus. C’est incroyable la richesse des vinyles dont une partie passe à la trappe avec d’autre pré-pré pourtant, soi-disant, sophistiqué et porté aux nues par les revues …
Nous sommes en 2014 et le vinyle n’a pas encore fini de nous étonner.
Vous aurez compris que, pour moi, cet Appassionata est incontournable pour tout amateur de lecture vinyle et que je connais maintenant mon prochain achat …

Remarque : J’ai effectué également des écoutes en position MM avec un transfo externe et la Supex 900 et j’ai retrouvé les mêmes impressions
jeudi, 27 mars 2014 10:18

Onix A65 : le test

Évaluer cet élément
(43 Votes)
L'amplificateur stéréo Onix A65 nous arrive tout auréolé de son titre Diapason d'Or 2013, nous regardons la bête dans les... boutons, elle a fière allure, sa construction est irréprochable en sera t'il de même de sa musicalité ?



Spécifications techniques :

Conception interne : Double mono
Composants : Transistors de puissance Sanken / Condensateurs Nichicon Gold Tune (4x10 000uF/63v) / Diodes 8 x MUR8100 / Transfo torique 420VA
Séparation pré-ampli / ampli : Oui (entrée By-pass)
Puissance : 2x66 Watts RMS sous 8 Ohms / 2x125 Watts sous 4 Ohms
Taux de distorsion : < 0,003 %
Rapport Signal/Bruit : >91 dB
Bande passante : 10 Hz - 30 kHz
Entrées Audio : RCA (x6, dont Bypass)
Sorties Audio : RCA / Casque
Sortie Haut-Parleurs : 1 paire d'enceintes
Télécommande : Télécommande fournie
Dimensions (L x H x P) : 430 x 109 x 401 mm
Poids : 10,5 kg


Musiques écoutées :

  1. CD - Thomas Newman - Grand Bazar istanbul (Skyfall - Sony 2012)
  2. HD - Karl Seglem - Aret Hallar (Norskjazz.no - Ozella 2013)
  3. CD - A. Vivaldi - Concerto pour violon RV 234 (D. Hope et le Chamber Orchestra Of Europe - DG 2008)
  4. CD - Gov't Mule - Captured (Shout! - Provogue Records 2013)
 
A défaut de regarder un film, pour débuter ce test, écoutons la Bande Originale du James Bond 007 Skyfall et surtout son tout début qui décrit une course poursuite ahurissante dans le Grand Bazar d'Istanbul où on peut entendre quelques instruments typiques de l'orient. Fermons les yeux et les enceintes disparaissent, la musique envahit l'auditorium, il y en a un peu partout, du vrai 70 mm sonore. Les graves abyssaux sont très bien gérés par  cetamplificateur qui tient à merveille les enceintes. Malgré le haut volume sonore de l'écoute nous ne percevons jamais d'agressivité dans le haut du spectre, deux très bons points à mettre au crédit de l'Onix A65.

"Aret Hallar" du saxophoniste norvégien Karl Seglem propose une introduction à la l'archet de la Contrebasse d'une beauté surprenante sur un thème folklorique typique des pays nordiques. Il se poursuit par l'arrivée de la batterie, du saxophone et du piano. Cet enregistrement est magistral (ici en version Haute Définitiion, distribué par Linn) de par la qualité des timbres et la dynamique qu'il restitue. L'amplificateur Onix A65 ne se plaint pas et nous délivre, en particulier sur les impacts de la caisse claire et des toms de la batterie une énergie hors du commun proche (sic) de la "vraie vie". Quant aux timbres, il semblent eux aussi véridiques. Le saxophone est à la foi suave et vigoureux, le piano boisé et métallique, la contrebasse tout en rondeur et fermeté. Une réussite !
 
A l'écoute du concerto de Vivaldi interprété par la star Daniel Hope et son Gagliano de 1769, nous sommes émerveillés par les couleurs de ce magnifique instrument équipé de cordes en boyaux filées de métal. Cet enregistrement nous offre, via l'amplificateur  Onix A65, un pur moment pure instant d'émotions musicales, la musique de Vivaldi coule avec bonheur et joie de vivre.

Faut-il encore présenter le groupe américain Gov't Mule, ce jam band issu des rangs des Allman Brothers ? Ici, nous changeons de registre et nous essayons à la musique électrique (sic), guitares, Warren Haynes, un régal, claviers, basse électrique et batterie. L'amplificateur de conception anglo/italienne est toujours autant à son aise, son énergie, en réalité, la grande qualité de son alimentation (420 va pour 2 x 65 w., il y a de la marge) lui permet de tenir avec facilité les enceintes même de belles colonnes comme les AudioSolutions Euphony 140 qui restituent sans broncher le 40 Hz.  Rien n'est brouillon, tous les instruments trouvent leur emplacement et cela respire, nous pouvons nous amuser à suivre les méandres de la basse parmi les coups de grosse caisse. Là encore un sans faute pour l'Onix A 65

Pour conclure, nous pouvons affirmer sans crainte et arrières pensées que l'amplificateur Onix A65 représente ce qui existe de plus performant, de plus musical, de plus neutre dans une gamme de prix allant de 1.500 à 2.500 euros. Il est très agréable à écouter sur tous les types de musique, de Vivaldi à Daft Punk. Il est, à ce jour, pour nos oreilles, sans concurrence, que ce soit un Naim, un Roksan, un Marantz... aucun n'affirme cette neutralité, ce dynamisme et surtout cette bande passante virtuose.


Le Système d'écoute :

Amplificateur : Onix A65
Câbles de modulation : Studio Connections Reference + RCA
Câble Numérique : Studio Connections Reference +
Câbles HP : Studio Connection Monitor
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
 

Les Notes :

Fabrication : 15/20
Image : 15/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 15/20
Transparence : 15/20 
Qualité/Prix : 18/20
 
samedi, 11 janvier 2014 11:04

Trigon Recall II : le test

Évaluer cet élément
(11 Votes)
En septembre 1996 deux ingénieurs allemands décidèrent de s'associer afin de créer une entreprise qui allait concevoir et commercialiser du matériel Haute Fidélité Moyen-Haut de Gamme à prix réaliste. Trigon était né et se situe, aujourd'hui, proche de la commune de Cassel.
Trigon
c'est le "made in Germany" dans toute sa splendeur. Les électroniques sont construites comme des chars d'assaut donc de ce côté il n'y aura pas de soucis de longévité.

Pour évaluer les qualités musicales du lecteur "entrée de gamme" du constructeur allemand, nous l'avons comparé à deux des platines de référence, au moins à nos oreilles, situées dans la même gamme tarifaire : le lecteur/DAC Rega Saturn-R  et la platine CD-DAC Marantz SA14s1.

En avant la musique...
 


Musiques écoutées :

  1. CD - Bernard Lavilliers - L'empire du milieu (Arrêt sur image - Universal 2002)
  2. CD - CW Gluck - Orfeo ed Euridice (Che Puro Ciel - Harmonia Mundi 2013)
  3. CD - Hilary Kole - The Snake (Haunted Heart - Justin Time Records 2009)
  4. CD - Steven Richman - Nutcracker Suite (The Nutcracker Suites - Harmonia Mundi 2013)
 
Dès les premières minutes d'écoute ce lecteur Trigon impose des qualités musicales similaires à celles exposées par le lecteur de CD Roksan Caspian M2, la même clarté, la même légèreté dans le grave mais il distille plus d'informations et donc plus de détails. L'image sonore est précise mais manque un peu et de largeur et de profondeur, surtout par rapport à ce que présente la platine Marantz SA14s1 qui elle dispense une écoute plus fluide, plus précise encore et surtout décortique une ligne de basse plus profonde et rapide.
Par rapport au Rega Saturn-R le Trigon est plus lumineux et sa courbe de réponse a une légère propension à s'accentuer vers le haut medium ce qui le destine, de préférence, à des systèmes Haute Fidélité possédant une écoute sombre et un peu terne. Comme son concurrent anglais, le Trigon, par rapport au Marantz est un peu nonchalant, les attaques sur les percussions par exemple sont un peu plus paresseuses, moins immédiates, mais il vrai, qu'ici, le nouveau Marantz SA14s1 excelle.
Quant au rendu des timbres, il n'y a rien à signaler de particulier, les cuivres, les cordes, les vents sonnent vrai, les voix ne semblent pas voilées et la présence des instrumentistes est correctement rendue.

En conclusion, le Trigon est un lecteur de CD correct qui propose l'avantage de posséder des sorties symétriques. Son acquéreur ne se sentira pas floué et profitera des qualités musicales de cet "allemand" durant de nombreuses saisons. Son seul gros défaut, à ce jour en France, est son tarif. Un repositionnement à moins de 2000 euros en ferait un très bon rapport Qualité/Prix.

Le Système d'écoute :

Amplificateur : Fonel "Emotion"
Enceintes : PSB Synchrony One
Câbles de modulation : Studio Connections Reference + RCA
Câble Numérique : Studio Connections Reference +
Câbles HP : Studio Connection Reference +
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
Filtre secteur : Gigawatt

 

Les Notes :

Fabrication : 13/20
Image : 13/20
Timbres : 14/20
Dynamique : 14/20
Transparence : 13/20 
Qualité/Prix : 13/20