Héritière d’un savoir-faire canadien de plus de quarante ans, la maison PSB s’est imposée comme une signature incontournable de la haute-fidélité. Aujourd'hui associée au prestigieux fabricant NAD, dont la réputation en matière d’électroniques audio et vidéo n’est plus à faire, la marque franchit une nouvelle étape avec son vaisseau amiral : la Synchrony One.
Cette colonne majestueuse de 110 cm concentre toute l'expertise technique de PSB. Sa configuration à cinq haut-parleurs a été pensée pour une restitution d’une fidélité absolue :
Les hautes fréquences sont confiées à un tweeter en titane, garant d'une clarté cristalline.
Le cœur du spectre est magnifié par un haut-parleur de médium de 10 cm en fibre de verre et tissu.
L’assise et la profondeur sont assurées par un trio de woofers de 17 cm, utilisant la même technologie composite pour une cohésion sonore parfaite.
Bien que manufacturées en Chine, ces enceintes arborent une finition d'une sobriété exemplaire et d'une exécution splendide. Au regard de ses performances acoustiques et de sa qualité de construction, la Synchrony One redéfinit les standards du segment. Proposée à 5 000 € la paire, elle s'impose comme une opportunité rare pour l’audiophile exigeant, offrant un rapport entre prix et plaisir musical tout simplement exceptionnel.
Musiques écoutées :
- Liszt - Les Jeux d'eau à la Villa D'Este (Alfred Brendel - Philips 1987)
- Louis Amstrong : Sometimes i feel like a mothereless child (The Good Book - MCPS 1958-2009)
- Gérard Manset : Demain il Fera Nuit
- Patricia Barber : WhiteWorld (A Fortnight in France - EMI 2004)
- W. A. Mozart : Grande Messe - Kyrie (F. Fricsay, M.Stader - Diapason 1959-2012)
Compte-rendu d’écoute : PSB Synchrony One
Un a priori bousculé
Pour être tout à fait honnête, j’ai accueilli ces enceintes avec une certaine réserve. Si l’écoute des PSB Image T5 (proposées à 900 € la paire) m'avait déjà agréablement surpris par leur rapport qualité-prix, j'étais dubitatif face à un modèle haut de gamme arborant l'étiquette « Made in China ». Mes attentes étaient, je l’avoue, assez limitées.
Pourtant, après une période de rodage intensif de deux semaines en continu, le moment était venu de m'installer sérieusement face à ces élégantes colonnes.
Mise en œuvre et spatialisation
Dès les premières notes, les disques se sont enchaînés avec une fluidité déconcertante. Ces enceintes brillent par leur caractère « facile à vivre » : l'écoute n'est jamais fatigante, même sur la durée. Pour qu'elles s'expriment pleinement, elles demandent toutefois de l'espace pour « respirer ».
Placement optimal : Comptez environ 120 cm du mur frontal et 100 cm des parois latérales.
Exigences : Elles ne redoutent pas les grands volumes de pièce, à condition d'être soutenues par des électroniques de haute volée capables de les driver avec autorité.
Analyse acoustique : Un festival de timbres
Le souffle du Jazz La trompette de Louis Armstrong éclate ici de mille feux. Elle habite littéralement l'espace sonore avec une présence organique. On est à des années-lumière de l'expérience vécue récemment avec les Vienna, qui rendaient cet instrument de façon presque « plastique ». La voix rocailleuse de Satchmo est restituée avec une précision et une délectation rares. Sur le live de Patricia Barber, on retrouve cette même justesse de timbre, accompagnée d'une ligne de basse d'une profondeur abyssale mais toujours parfaitement détourée.
Seul léger bémol : on pourrait parfois souhaiter des attaques de percussions et de batterie encore plus incisives et rapides.
L'émotion du Classique Le piano de Liszt, sous les doigts d'Alfred Brendel, devient tout simplement magique. L'immersion dans l'auditorium est totale, créant un véritable tête-à-tête avec l'artiste et son piano à queue. Dans Les Jeux d'eau à la Villa d'Este, on se sent presque éclaboussé par la clarté des notes.
Face au Kyrie de la Grande Messe en ut mineur de Mozart (version historique de F. Fricsay), les PSB accomplissent un tour de force. Là où un système Hi-Fi moyen rendrait cet enregistrement complexe confus et sans charme, les Synchrony One délivrent une émotion à fleur de peau. La voix de la soprano Maria Stader, avec toutes ses nuances et ses fragilités, vous transporte instantanément dans une autre dimension.
La transparence absolue Pour finir, le test de vérité sur l’œuvre de Gérard Manset. L'écoute de « Demain il fera nuit » révèle le véritable ADN de ce système. Accompagnées d'électroniques à la hauteur, les PSB font preuve d'une transparence et d'une précision chirurgicale. Aucun défaut n'est à déplorer ; la justesse est absolue.
Verdict : Un rapport qualité-prix insolent
Après avoir écouté d'innombrables systèmes, y compris des configurations aux tarifs stratosphériques, je peux affirmer que les PSB Synchrony One sont des enceintes rares. Sans vouloir être provocateur, elles surpassent par leurs qualités intrinsèques des références bien plus onéreuses, telles que les B&W 803 ou les KEF 205.
En résumé : Si vous disposez d'une pièce de beau volume, d'une amplification de qualité, mais que votre budget reste maîtrisé et ne vous permet pas d'accéder aux Aurelia Graphica, n'ayez aucune hésitation. Les PSB Synchrony One sont faites pour vous.
Le Système d'écoute :
Amplificateur : Ensemble Coda préamplificateur 05x et amplificateur stéréo CX
Notes :
Fabrication : 16/20
Image : 14/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 14/20
Transparence : 14/20
Qualité/Prix : 14/20
