Avant de plonger dans les entrailles technophiles de ce test, permettez-moi une réflexion sur le monde merveilleux des lecteurs réseau audio : chaque mois, une nouvelle marque tente de nous convaincre qu'elle a réinventé la roue, ou plutôt la musique. Cette fois-ci, c’est EverSolo qui se jette dans l'arène avec son DMP-A10.
À première vue, la bestiole a plutôt belle allure, arborant une finition digne d’un showroom de voitures de luxe. Mais soyons honnêtes, les audiophiles avertis le savent bien : le plumage ne garantit pas toujours le ramage.
Alors, si jamais ce nouveau joujou musical sonne aussi bien qu'il en jette visuellement, on tient peut-être là autre chose qu'un simple bibelot hors de prix à exposer dans le salon.
Après plus de 45 ans de quête, d'écoutes itinérantes du Japon à Taïwan, d'Allemagne en Belgique, en passant par les nombreuses sessions chez Opus 51, j’ai touché au but : ce système que je construis depuis l’adolescence, pièce après pièce, rencontre le B.audio B.dpr EX, le bloc Ultrafide DIAS, les enceintes Lawrence Audio Harp et les câbles Albedo Silver Monolith Reference. Voici l’histoire de cette alchimie.
Dans le petit monde de l’amplification pro, où l’on parle plus souvent en kiloWatts qu’en nuances de timbre, mc² audio s’est taillée une réputation de costaud élégant. Fondée au début des années 1990 dans le sud-ouest de l’Angleterre, cette marque a tout de suite choisi le camp du sérieux : pas de marketing tapageur, pas de chrome inutile, mais une obsession toute britannique pour la rigueur, la stabilité et la fiabilité.
Ses fondateurs, Terry Clarke et Ian McCarthy, venaient de chez Klark Teknik et Turbosound — autant dire qu’ils savaient souder droit. Ensemble, ils ont conçu des amplificateurs destinés aux environnements exigeants : tournées rock à décibels sans vergogne, théâtres pointilleux, studios professionnels, et autres lieux où le silence est d’or... jusqu’au premier downbeat.
Mais derrière leur façade sobre, les amplis mc² audio cachent une finesse insoupçonnée. Alimentations généreuses, circuits symétriques, topologies de qualité audiophile : tout y est pour faire rougir un ampli Hi-Fi domestique.
De là à penser qu’on pourrait détourner un T1000 de son destin de guerrier de scène pour en faire un moine zen du salon ?
C’est exactement ce que nous avons tenté.
Parmi les enceintes européennes qui fleurissent sur le marché, Pylon Audio est un nom qui revient régulièrement. Depuis la Pologne, cette jeune marque affine ses gammes avec un sérieux et une constance remarquables. Aujourd’hui, petit café à la main (un arabica exotique pour m’accompagner), j’installe les Pylon Jade 20 dans mon salon pour un test aux allures de découverte…
Ultrafide Audio : L’excellence du son pro, enfin chez vous
Quand une marque née de l’univers professionnel décide de conquérir le monde de la HiFi domestique, il y a de quoi tendre l’oreille. Ultrafide Audio, spin-off de la légendaire société britannique MC2 Audio, n’est pas une énième marque audiophile prétendant à la perfection sonore. Non, ici, on parle de purisme sonore, de conception rigoureuse et d’un héritage forgé sur les plus grandes scènes et studios d’enregistrement.
Fondée par une équipe de passionnés d’électronique audio et d’audiophiles aguerris, Ultrafide Audio est une marque britannique dont la philosophie repose sur une idée simple : offrir une restitution sonore d’une authenticité absolue, sans compromis sur la qualité de conception et de fabrication.
Forte d’une expertise acquise dans le secteur professionnel du son (studios d’enregistrement, mastering), la marque a appliqué les standards de l’audio pro à ses électroniques destinées aux audiophiles les plus exigeants.
Chaque produit Ultrafide Audio est pensé pour être "future-proof", avec des architectures évolutives et des composants sélectionnés pour garantir des performances constantes au fil du temps.
Cette approche artisanale et exigeante fait de la marque une référence émergente dans le monde de la haute-fidélité, rivalisant avec les plus grands noms du secteur.
Mercredi matin. 6 heures. Le soleil, téméraire, vient déjà pointer le bout de son nez à travers les stores, effleurant d’un rayon tiède mon mug de Nescafé refroidi. Il est là, témoin silencieux de cette routine absurde : vouloir écrire sur l’émotion sonore en pianotant sur un clavier qui fait plus de fautes que mes doigts ankylosés ne peuvent corriger. Windows rame, comme toujours, et moi aussi. Mais qu’importe : l’écoute de la veille me brûle encore les tempes, et il faut que ça sorte.