dimanche, 28 août 2016 09:23

Leema Acoustics Tucana II : le test

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Leema Acoustics est une société galloise qui conçoit, avec des méthodes artisanales, du matériel Haute-Fidélité au sein d'un environnement industriel. L'élément Tucana II représente, à ce jour, l'amplificateur intégré stéréo le plus haut de gamme de l'entreprise. Sa conception et sa réalisation n'ont rien à envier aux produits leader du marché : Yamaha A-S3000, Marantz PM-11s1, Accuphase E-260.
Par contre, sans rien dévoiler de ce test, sa musicalité, sa vivacité, son dynamisme, sa neutralité, en font un produit d'excception ! A vous de juger.

Lien boutique web : Leema Tucana II

vendredi, 15 janvier 2016 09:46

Leema Libra : lu dans la presse

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Le Préampli / DAC Haut de Gamme Leema Libra vient d'obtenir les honneurs de la presse Hi-Fi française. Le magazine Haute-Fidélité dans son daté décembre/janvier 2016, n° 214, affirme :

"Les grandes qualités musicales de ce DAC s'illustrent sur tous les aspects de nos tests sans complaisance, sachant que de nombreux enregistrements présentent des passages pouvant mettre en difficulté bien des électroniques. Le Leema surmonte tous ces pièges avec une grande facilité... La conception électronique, assez complexe sous le capot et très professionnelle, ne présente aucune difficulté d'exploitation, en raison d'une ergonomie trés intuitive... Leema Acoustics gagne à être connue, ce que ne dément pas ce fabuleux Libra." (P. David)

 

lien boutique : LEEMA LIBRA

jeudi, 20 août 2015 09:43

Leema Elements DAC : le test

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Ne revenons pas sur l'historique de la société Leema créée au Pays de Galle en 1998 par deux ingénieurs de la BBC Lee Taylor et Mallory Nicholls.

Le Convertisseur (DAC) préamplificateur testé ici est issu de la gamme Elements et vient compléter un lecteur CD, un amplificateur intégré stéréo, un bloc de puissance stéréo, un préamplificateur analogique et un superbe préphono MM et MC.


FABRICATION :

Ce test va nous permettre, vous permettre de découvrir le savoir faire "numérique" de la firme galloise. Ce DAC/préamplificateur se présente sous un un format inhabituel de 21,7 cm de large contre 43 cm pour le format standard, le châssis est rigide, la face avant est réalisée en aluminium de forte épaisseur. Le DAC Elements est disponible en finition noire ou argent-blanc du plus bel effet. Une fois en main les produits Leema Elements inspirent confiances.

Le Leema Elements DAC a la particularité d'être non seulement un DAC haut de gamme mais également un préamplificateur muni d'entrées numériques et de deux entrées analogiques. Autre fonctionnalité très intéressante, le Elements DAC se transforme en un superbe amplificateur pour casque audio.
Dans ce test il sera utilisé comme DAC à sortie fixe et les "données" musicales lui seront desservies soit par la platine CD/SACD Haut de Gamme Yamaha CD-S3000, soit par un PC équipé du logiciel JRiver que nous vous conseillons vivement si vous êtes adeptes des écoutes de musiques dématérialisées..


Caractéristiques principales 

DAC: Quattro 24bit/192kHz with multiple CS 4351 converters and Wolfson WM8805 low jitter receiver. Leema USB-M1 24/192 Module

Bande passante : 20Hz to 20kHz (+/- 0.25dB)
Distortion : inférieur à 0.001% (@ 1kHz)
THD : 0.005% (@ 0dBFs)
Jitter : moins de 50ps (@ 1kHz)

Sorties disponibles (niveau fixe ou variable) :
     - 1 x RCA stéréo
     - 1 x XLR stéréo

Entrées disponibles :
     - 1 x RCA stéréo (analogique)
     - 1 x mini jack 3.5 mm en façade (analogique)

Entrées numériques :
     - 3 x S/PDIF Coaxiale
     - 3 x S/PDIF Opticale
     - 1 x USB asynchrone

Sortie casque (3.5mm jack): 1

Télécommande : oui


Musiques écoutées :

  1. CD - M. Moussorgsky - Berceuse (Vishnevskaya - Rostropovich / Mercury 1962/2014)
  2. CD - Arvo Pärt - Passio (Passio - ECM 1988)
  3. HD - Marillion - Gaza (Sounds That Can't Be Made - Ear Music 2012)
  4. HD - Count Basie - Oh, Lady be Good! (Count Basie and the Kansas City 7 -Impulse 1962/2010)
  5. HD - H. Berlioz - Marche au supplice  (Symphonie Fantastique (Eugene Goossens - Everest 1959/2006)
  6. CD - Schubert - La Truite "Andantino" (Alvarez Quartet-B Furtok - Tacet 2001)


IMAGE :

Le compositeur estonien Arvo Pärt né en 1935 est associé au mouvement musical nommé Minimaliste, mais cela est certainement une  grossière erreur. Il n'existe aucun rapport entre les musiques de S. Reich, P. Glass ou J. Adams et celles très européennes de Arvo Pârt. Après un passage chez les sérialistes (Stockhausen, Nono, Boulez...), en 1968 le compositeur, natif de Paide, étudiera le plain-chant grégorien et les compositeurs médiévaux français et flamands (Guillaume de Machaut, Josquin des Prés...) et c'est en 1979 qu'il composera ses oeuvres les plus connues : Fatres et Tabula Rasa. A cette époque le compositeur expliquera sa manière de composer de la musique : « Je travaille avec très peu d'éléments - une ou deux voix seulement. Je construis à partir d'un matériau primitif - avec l'accord parfait, avec une tonalité spécifique. Les trois notes d'un accord parfait sont comme des cloches. C'est la raison pour laquelle je l'ai appelé tintinnabulation ».
Son oeuvre, pour nous l'une de ses plus abouties, la Passio Domini nostri Jesu Christi secundum Joannem, plus souvent appelée Passio, est basée sur la Passion du Christ selon l'Évangile de Jean pour solistes, chœur et orchestre. Sa composition s'achève en 1982. Le CD ECM que nous dégustons grâce au DAC Leema Elements est sa première trace enregistrée. Les 6 chanteurs solistes, le choeur et le petit ensemble instrumental (violon, hautbois, violoncelle, basson et orgue) prennent place dans un espace très bien défini avec la réverbération attendue d'une vaste église telle la Saint Jude on the Hill de Londres, endroit où se réalisa cet enregistrement. La précision dont fait preuve le Leema Elements DAC est bluffante, quelque soit les masses sonores reproduites tous les plans restent clairs et lisibles, la voix de basse de "Jésus" est de toute beauté et les graves produits par les grandes orgues de l'église sont abyssaux mais ne viennent jamais envahir, noyer les autres parties.

Changement radical de style avec Marillion, groupe anglais rattaché au courant musical Rock-Progressif (King Crimson, Genesis, Yes, Pink Floyd...). Leur premier album est arrivé sur le marché en 1983 alors avec comme chanteur Fish et le dernier en date nous a été livré en 2012. "Sounds That Can't Be Made" constitue le 17° album du groupe, avec comme chanteur Steve Hogarth qui a remplacé le chanteur initial en 1988. Le disque recueille dès sa sortie des critiques élogieuses, y compris auprès de la presse musicale grand public pourtant prompte par le passé à descendre le groupe, et même dans certains médias généralistes comme le Huffingtonpost, The Guardian voire en France Paris Match. La composition "Gaza" très controversée du fait des paroles où Steve Hogarth se met dans la peau d’un petit gazaoui pour dire son désespoir, souvenez-vous des bombardements de Gaza en 2012 ! Ici le groupe joue une musique d'une rare violence intérieure, d'une colère noire retenue à la production pratiquement parfaite, pour ce type de musique. L'image, construite en studio semble idéalement mise en valeur, dans cette version Haute Définition 24/96, par le Leema DAC Elements. Le chanteur se détache au milieu de la scène avec une très grande stabilité, les effets spéciaux, assez nombreux, envahissent le salon d'écoute et chaque instrument possède son propre espace. Les lignes musicales restent très lisibles malgré, par moment, un discours et une production complexe. 


TIMBRES :

L'histoire de la Musique, de Modest Moussorgsky, a retenu trois oeuvres principales qui sont son poème symphonique Une Nuit sur le Mont Chauve, sa suite pour piano orchestrée par Maurice Ravel Les Tableaux d'une Exposition et son opéra Boris Godounov. Nous vous conseillons, vivement, de jeter une oreille à son cycle de mélodies Chants et danses de la mort d'où est tirée la berceuse qui nous sert de référence pour ce test. "Une mère berce son bébé malade, qui gémit. La Mort apparaît, déguisée en nourrice, et berce le bébé qui s'endort d'un sommeil éternel" ; le couple Rotropovitch nous offre une interprétation poignante et d'une tristesse profonde. Contre toute attente, dans cet enregistrement Mercury Living Presence de 1961 le grand violoncelliste est devant le clavier d'un Grand Piano de concert. Tout commence par quelques accords de la main gauche plaqués avec retenue où nous apprécions le grave et la tenue des notes que distille le Leema Elements DAC. Cette même écoute via le DAC de notre lecteur Yamaha CD-S3000 procure un piano moux et dont le grave manque de consistance, quelle différence de musicalité entre ces deux appareils ! Cette grande différence va également se faire ressentir sur les subtiles variations que la soprano russe Galina Vishnevskaya proposent dans sa magnifique interprétation, les écarts de dynamique, à l'écoute du Leema Elements DAC nous font croire à la présence des artistes dans notre salon, la moindre nuance est retranscrite avec bonheur.

Rien ne sert de présenter ce grand homme de la musique du XXéme siècle qu'était Count Basie de son vrai patronyme Wiliam Basie ayant quitté définitivement la scène en 1984 après 79 ans de bons et loyaux services. Son surnom de "machine a swing" n'a jamais été usurpé. En 1962, il enregistre pour la label Impulse, en petite formation, le magnifique album Count Basie and the Kansas City 7 d'où, pour notre test, nous retiendrons le grand classique des frères Gershwin Oh, lady be Good!. Entouré de 7 musiciens d'exception cet enregistrement des studios van Gelder, quelle référence ! nous délivre un Count Basie en grande forme. Ce master HD en 24/88,2, tiré du SACD, impressionne par son naturel, tout commence avec un solo magistral du "Count" sur la voix gauche au swing impressionnant ; son touché au piano dans les notes aiguës est sans pareil. Déjà le corps vibre et dès l'introduction de la section rythmique, batterie, guitare, contrebasse, sur la voix de droite il nous est impossible de ne pas battre le tempo. Toutes les qualités musicales du Leema Elements DAC apparaissent dès le solo du saxophoniste Frank Foster, voix de gauche du système Haute Fidélité, le son de l'instrument paraît vrai, rien ne s'interpose entre l'auditeur que nous sommes et le musicien qui dans un studio new-yorkais, il y a maintenant 53 ans, distribuait avec grâce ces quelques notes magiques de musique. Alors le trompettiste That Jones prend la relève, le bonheur s'amplifie... Quel son ! 

DYNAMIQUE :

Hector Berlioz est le compositeur Romantique français. En 1830, six ans après la composition par Beethoven de sa 9éme symphonie, il va établir les jalons de ce que devrait devenir la Symphonie musicale. Il crée, en quelque sorte, la musique descriptive. Reconnu comme un Grand maître, et cela de son vivant, dans l'art de l'orchestration musical il déploie tout son savoir et son génie dès cette première grande composition qu'est la Symphonie Fantastique. "Dans cette oeuvre Le traitement expressif de l'orchestre est sans précédent. La musique exprime alternativement la beauté (au début), l'élégance (de la scène de bal), le pastoral (les champs), les ténèbres (l'échafaud), le démoniaque (le sabbat) ; une révolution dans l'art de l'orchestration : les anciens recherchaient une musique claire et distincte et utilisaient pour cela la sonorité native des instruments, mais Berlioz ordonnait à l'orchestre de murmurer, de chanter, de crier et même de hurler". Pour ce test nous nous contenterons de la partie Démoniaque "Marche au Supplice". L'interprétation qu'en donna en 1959 Sir Eugen Goossens n'est pas une Référence, l'orchestre Londonien et le chef sont incapables d'insuffler de la vie, de l'énergie, de la folie à leur interprétation et même la fanfare (1'39-) résonne indolemment, sans la moindre précision rythmique. Mais, parce qu'il y a un mais, l'enregistrement est somptueux de réalisme tant dans l'image réellement holographique que dans les timbres reproduits. Cette version parue en septembre 1959 bénéficiait de la stéréo et d'une captation à trois micros sur bande 35 mm, assurant une définition et un relief sonores qui fondent aujourd'hui encore l'orgueil du label Everest et justifie cette nouvelle réédition remasterisée en Haute Définition 24/192. Le Leema Elements DAC nous étonne, nous subjugue, par ce qui est sans doute son point fort, son rendu dynamique. Aucun tassement, aucune compression ne sont remarqués. Vous en voulez, vous en aurez, telle est sa définition. Sur cet enregistrement à la dynamique exacerbée, réelle en quelque sorte, comme dans une salle de concert, du pianississimo ou fortississimo, toutes les nuances dynamiques nous sont parfaitement offertes, le bruit de fond est repoussé très loin et malgré un volume sonore élevé aucune limite n'est ressentie.


RAPPORT QUALITE/PRIX :

Si vous avez lu, dans son entièreté, ce test, et nous louons votre courage, vous avez compris que nous avons apprécié ce Leema Elements DAC. C'est peut être la première fois que l'apport d'un DAC, à moins de 3.000 euros, apporte vraiment un gros plus, lors de nos écoutes, par rapport à un lecteur de CD moyen/haut de gamme (Marantz SA14s1, Rega Saturn-R, Yamaha CD-S2100. Roksan Caspian M2, Leema Elements CD...). Comme tous les produits Leema que nous connaissons, ce qui frappe dès les premières notes, les premiers accords, lors de nos longues heures de plaisirs musicaux en compagnie de DAC Elements, ce sont et, sa neutralité et, sa dynamique... Galvaudons, galvaudons ! Un voile s'est levé devant notre système Haute-Fidélité Complice
Autre grand étonnement, les écoutes de musiques dématérialisées en Haute Définition, sont de toute beauté, dynamiques, vivantes, précises et fluides.
Vous possédez déjà un lecteur de CD entrée/moyen de gamme d'une valeur dans une fourchette allant de 500 à 3500 euros, il a déjà quelques années, vous voulez l'"upgrader", y ajouter des fonctions comme une entrée USB par exemple, le Leema Elements DAC est fait pour vous. Allez le découvrir en magasin, vous serez bluffé !


Les "Pros and Cons"  : 

     + les fonctionnalités (DAC, préampli, ampli casque),
     + neutralité, dynamique, musicalité,
     + net apport lors de la lecture de musiques Haute Définition, 
     - rien à ce prix !
     
 Le Système d'écoute :

Amplificateur : Leema Tucana II
Sources : Leema Elements DAC - Yamaha CD S3000 
Enceintes : Xavian Carisma
Câbles de modulation : Studio Connections Reference Plus XLR
Câbles HP : Bleck Rhodium Isis
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE


Les Notes  :
 
Fabrication : 14/20
Image : 15/20
Timbres : 16/20
Dynamique : 17/20
Transparence : 16/20 
Qualité/Prix : 18/20
 

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51

dimanche, 19 juillet 2015 09:01

Leema Elements Amplificateur : le test

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La société Leema fut créée en 1998 par deux ingénieurs de la BBC Lee Taylor et Mallory Nicholls qui avaient pour objectif la conception d'une enceinte "miniature" capable de rivaliser avec des systèmes audio beaucoup plus imposants et coûteux. Il leur fallut quatre années de laborieuses recherches pour finaliser l'enceinte Xen qui rencontra un fabuleux succès. Dans la foulée, Lee et Mallory développèrent leur premier amplificateur le Tucana qui reçu en 2007 la distinction en Grande Bretagne d'"amplificateur de l'année". L'aventure Leema était sur de bons rails... Aujourd'hui ces superbes produits "gallois" sont distribués en France par la société Exclusive-Audio et sont à découvrir entre autre chez Opus 51.

FABRICATION :

En 2015 Leema propose trois gammes d'électroniques ; Constellation, Spectrum et Elements, quatres modèles d'enceintes acoustiques et trois gammes de câbles audio.
Pour la première fois nous plongeons dans cet univers celtique et commençons notre quête par la découverte de la gamme Elements. Ici, nous découvrons un Amplificateur Stéréo Intégré, un DAC, un pré-amplicateur (analogique), un bloc de puissance stéréo, un étage de préamplification Phono et naturellement un lecteur CD. Tous les produits de la famille Elements se présente dans un un format inhabituel de 21,7 cm de large contre 43 cm pour le format standard, leur châssis est rigide, de qualité et la face avant de tous ces "éléments" est réalisée en aluminium de forte épaisseur, les finitions noire ou argent-blanc du plus bel effet sont disponibles. Une fois en main les produits Leema Elements inspirent confiance.

L'amplificateur Stéréo Intégré de la gamme Elements, sujet de ce test, annonce fièrement une puissance de 56 watts par canal sous 8 ohms. Nous constaterons que cette puissance, liée à une bonne capacité en courant semble réelle. C'est déjà un bon point pour ce produit.
Cet "Elements" est équipé de toutes les entrées analogiques nécessaires, et possède des sorties pour deux enceintes acceptant exclusivement les terminaisons bananes... à la mode anglaise. De série, Leema a eu l'intelligence de lui adjoindre un DAC 24/192 Haut de Gamme et asynchrone pour son entrée USB. Encore un bon point pour cet amplificateur !  
Une sortie casque et une entrée analogique sous jack 3.5 mm équipent la façade de cet amplificateur à la gauche d'un bel afficheur "led" indiquant et la source, et le volume, et la fréquence de fonctionnement du DAC.
Le tour du propriétaire est complet, commençons les écoutes... Celles-çi s'effectuèrent dans un pièce de 23 m² assez claire avec un temps de réverbération d'environ 0.8 seconde.



Caractéristiques principales 

- Puissance sous 8 Ω - 2 x 56 W RMS - sous 4 Ω - 2 x 105 W RMS - sous 2 Ω - 2 x 155 W RMS
- Entrées analogiques :
     - 3 x asymétriques RCA
     - 1 x symétrique XLR
     - 1 x 3.5 mm mini jack on front panel
- Entrées numériques :
     - 3 x SPDIF optique 24 bit / 192 kHz
     - 1 x SPDIF co-axiale RCA 24 bit / 192 kHz
     - 1 x USB Asynchrone 24 bit / 192 kHz
- Dimensions (L x H x P) - 217 mm x 90 mm x 375 mm


Musiques écoutées :

  1. CD - D. Colin et Ornette - La rua Madureira (Univers Nino / Cristal records 2014)
  2. CD - E. Rava - Smile (On the Dance Floor - ECM 2012)
  3. CD - Yello - The Expert (Touch - Yello 2009)
  4. CD - Tarja - Victim of Ritual (Colours in the Dark - earmusic 2013)
  5. CD - G. Mahler - Revelge  (Des Knaben Wunderhorn (Henschel-Herreweghe - Harmonia Mundi 2006)
  6. CD - Schubert - La Truite "Andantino" (Alvarez Quartet-B Furtok - Tacet 2001)


IMAGE :

La scène sonore retranscrite par un amplificateur est souvent, pour ne pas dire toujours, tributaire de la bande passante réelle qu'est capable de fournir cette électronique. Sur la papier, tous les amplificateurs du marché, de 300 à 15.000 euros ont une bande passante théorique de 5 à 50.000 Hz au minimum mais ceçi n'est vrai que si le signal retranscrit ne possède qu'une fréquence, en musique cela n'existe pas. Merci de ne jamais oublier que l'amplificateur "alimente" une résistance fluctuante ; l'enceinte acoustique, exercice compliqué et périlleux.

Si, avec assiduité, vous avez lu nos précédents tests, vous savez que la plage The Expert du groupe Yello peut être très démonstrative. En compagnie du Leema, quelque soit les enceintes testées, l'écoute est bluffante, le système audio disparaît totalement et notre salon est submergé par des sons, des voix et une basse profonde rarement reproduite par un amplificateur appartenant à cette gamme tarifaire. Nous avons l'impression d'être un présence d'un système Haute Fidélité bien plus onéreux.  

Après l'écoute récréative de cette plage du groupe suisse Yello, abordons des "choses" un peu plus sérieuses et analysons le savoir-faire de ce Leema Elements dans la construction d'une scène sonore avec l'audition du lied Revelge de Gustav Mahler.  Le baryton allemand Dietrich Henschel se positionne d'emblée devant l'orchestre au milieu de notre salon, il devient presque palpable, sa voix étonne et sa narration passionne. Subtilement en retrait, l'orchestre symphonique s'étend de gauche à droite et d'avant en arrière sans limite physique audible. Fermons les yeux et retrouvons nous dans la salle où les musiciens furent captés... Enfin ne nous emballons pas, nous ressentons presque ce que nous venons de décrire...

TIMBRES :

Enrico Rava
est l'un de nos trompettiste préférés, sa trompette possède la chaleur, la beauté de son pays, l'Italie. En lui résonne Verdi et Puccini. En 2011, en compagnie de quelques musiciens amis, le Parco della Musica Jazz Lab, il rendait hommage, au travers d'un superbe concert capté par l'écurie allemande ECM, à Michaël Jackson. L'écoute du titre Smile, nous savons ce n'est pas une composition de M. Jackson mais ce fut l'un de ses thèmes favoris, révèle une trompette toute en splendeur, sensible, puissante, juste, procurant une émotion difficile à décrire mais forte. Rien ne s'installe entre nous et les musiciens, le système audio, d'une rare transparence, d'une vraie fidélité, laisse l'émotion nous gagner. Sans effort la Musique est là, elles n'est pas une abstraction intellectuelle.. 

En 2001, le Alvarez Quartet accompagné du contrebassiste B. Furtok et de la pianiste argentine C. Piazzini nous offrait une superbe interprétation du Quintette "La Truite" de Schubert. L'amplificateur Leema Elements démontre une belle transparence, le suivi des 6 instruments ne pose aucune difficulté, la ligne de la contrebasse reste bien définie et distincte, ce qui, sur ce type de produit dans cette gamme de prix, est très rare. L'entrée du piano est de toute beauté et n'écrase pas la légèreté du quatuor à cordes. Les cordes sonnent avec une belle vérité, nous sommes en présence d'un amplificateur précis, neutre et jamais dure et agressif.

D'où provient l'émotion lorsque nous écoutons de la musique ? La vraie émotion, celle qui vous hérisse les poils sans que vous y preniez garde. Plus le temps passe, plus nous sommes persuadé que seul un système extrêmement neutre et transparent est apte à être son vecteur. Le Leema Elements appartient à cette famille. Lorsque nous écoutons la superbe interprétation commis par la chanteuse Ornette et le clarinettiste basse D. Colin du petit chef d'oeuvre de Nino Ferrer "La rua Madureira" l'émotion est palpable, les moindres nuances de vibrato, les moindres hésitations, le somptueux timbre de la clarinette, tout tend vers le plaisir auditif. Nous n'écoutons plus du matériel Haute Fidélité, nous vivons une histoire triste et nostalgique.
 

DYNAMIQUE :

Restons en compagnie de Schubert et constatons que le label allemand Tacet nous propose avec cet enregistrement aucunement trafiqué une écoute à la dynamique digne, enfin presque, d'un concert. Entre le fortissimo des 6 instruments à l'unisson et le pianissimo du violon solo les écarts de dynamique sont gigantesque. l'amplificateur ne tasse jamais le fortissimo et le pianissimo n'ai jamais noyé dans un bruit électronique.

Tarja
est une chanteuse soprano finlandaise de Métal-Symphonique à la mode lyrique. Elle débuta sa carrière en "frontwoman" du groupe à succès Nightwish qu'elle quitta, pour une carrière solo, en 2005 (en réalité elle fut démissionnée du groupe). Son dernier album studio dont est extrait le titre Victim Of Ritual date de 2013. Cette composition ultra produite est introduite par le boléro de Ravel arrangé à la mode orientale et dérive assez rapidement vers un rock Métal FM d'assez bonne qualité. Le Leema Elements ne se démonte jamais, pendant toute cette avalanche de sons parfois sauvages et tel un fantassin de l'armée napoléonienne il reste droit dans ses bottes.

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Vous aurez compris à la lecture des différentes analyses précédentes que nous sommes tombés sous le charme de ce petit amplificateur. Pour être honnête, il nous a fallu un certain temps pour l'adopter. pour l'apprivoiser. Sa transparence, sa neutralité nous ont obligé à porter une très grande attention à tous les éléments qui lui étaient joints. L'idéal est de l'accompagner de câbles et d'enceintes d'une grande neutralité et d'une belle définition afin de ne jamais perdre aucune information, et de laisser la musique vivre.
Sa partie DAC est très correcte et permet de se passer de tout élément externe, branchez lui un serveur audio à (InnuOs par exemple) à son entrée USB et laissez vous transporter. Mieux encore, adjoignez lui le petit DAC Elements de chez Leema et là... Plaisirs garantis.
Le rapport Qualité/Prix/Musique de cet amplificateur Leema est excellent. Une belle découverte.


Les "Pros and Cons"  : 


     + les fonctionnalités très complètes pour un amplificateur stéréo Hi Fi ,
     + le format demie taille standard, facile à loger ,
     + le DAC complet avec 3 entrés numériques et une USB asynchrone,
     + sa grande neutralité
     -  sa grande neutralité qui rebutera les audiophiles habitués aux électroniques "timbrées"
     -  sinon rien pour ce tarif,   
     
 Le Système d'écoute :

Amplificateur : Leema Elements Integrated Amplifier
Sources : Leema Elements DAC - DAC interne - Soulines Elgar DCX
Enceintes : Xavian PiccolaSounddeco Alpha F1 - Sounddeco Alpha F2
Câbles de modulation : Studio Connections Reference Plus XLR
Câbles HP : Black Rhodium Iris (Sounddeco) - Absolue Créations Op-Tim (Xavian) - Studio Connections Reference + (Sounddeco F2)
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE

 

Les Notes  :
 
Fabrication : 14/20
Image : 15/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 15/20
Transparence : 16/20 
Qualité/Prix : 18/20
 

 

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51