lundi, 28 mars 2016 11:50

Marantz HD-AMP1 : le test

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L’amplificateur compact Marantz HD-AMP1 est un régal pour les yeux avec son look classique et élégant. Mais ne vous fiez pas à ses dimensions. Il cache, peut être, son jeu...

Grâce à sa technologie avancée d’amplification numérique en Classe D, il propose une puissance de 2x30 Watts pour 8 ohms alors que la double horloge, le filtre discret et ses modules de préamplification HDAM-SA2, spécialité Marantz, lui permettent de jouer dans la cour des Grands, enfin c'est ce que nous affirme le fabricant. Voyons et surtout écoutons... 

lien boutique : MARANTZ HD-AMP1

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FABRICATION :

Marantz en relançant la série MusicLink, créée en 1990 dont l'objectif était de reproduire de manière optimale la Musique à partir d'éléments d'une conception rarement égalée et de petite taille, met l’accent sur son engagement à l’égard de performances musicales pures. Le but est simple : apporter à l’auditeur toute l’émotion et les moindres détails musicaux du studio d’enregistrement d’origine dans un produit élégant et aux fonctionnalités complètes.
Quant à sa fabrication, le Marantz HD-AMP1 est logé dans un châssis double couche muni d’une plaque de fond supplémentaire, le parant ainsi contre tout effet néfaste que pourraient avoir des vibrations extérieures sur la qualité du son. Les pieds du châssis sont faits à partir d’un isolant en alliage d’aluminium prévu pour absorber toute vibration extérieure. 
La partie avant en aluminium est maintenue par une plaque inférieure à double couche et des panneaux latéraux en bois de style rétro. Les informations concernant le volume, l’entrée, la résolution, etc. sont affichées sur l’élégant écran à hublot Marantz, célèbre design de la marque.

Pour ce qui est du DESIGN et des qualités de fabrication perçues, le fabricant nippon commet un sans faute. L'amplificateur HD-AMP1 est une pépite que vous présenterez avec fierté au sein de votre salon. 

 DSC01251 hd amp1

Caractéristiques principales 

 

  • Amplificateur stéréo de classe D
    Puissance : 2x35 W sous 8 Ohms et 2x70 W sous 4 Ohms (20 Hz à 20 kHz, DHT de 0,05 %)
    DAC audio USB PCM 32/384 et DSD256
    Convertisseur numérique-analogique 32 bits et 384 kHz & DSD256 ESS Sabre ES9010KM2
    Compatible PCM et DSD (natif)
    Port USB asynchrone
    Double horloge numérique de haute précision (44,1 et 48 kHz)
    Afficheur LCD

  • 1x port USB type B
    1x port USB de type A
    1x entrée S/PDIF coaxiale RCA
    2x entrées S/PDIF optiques Toslink
    2x entrées ligne RCA
    1x entrée et 1x sortie remote RCA
    1x sortie caisson mono RCA
    1x sortie casque 6,35 mm

  • Télécommande
    Dimensions (lxhxp) : 304 x 107 x 352 mm
    Poids : 5,8 kg


Les écoutes ont toutes été réalisées dans une pièce d'environ 22 m², d'une hauteur de plafond d'environ 4 mètres. 

Musiques écoutées :

  1. HiRes - Manu Katché - Unstatic (Unstatic - Anteprima productions 2016) - Qobuz
  2. HiRes - Moussorgsky - Samuel Goldenberg und Shmuyle (K. Buniatishvili - Kaleidoscope - Sony 2016) - Qobuz
  3. HiRes - Gérard Manset - Que t'ont-ils faits  (Opération Aphrodite - Parlophone 2016) - Qobuz
  4. HiRes - Mason Bates - Broom Of the Sustem (The B-Sides - San Francisco Symphony 2016) - Qobuz
  5. HiRes - Claude Nougaro - Toulouse (Live New Morning - Mercury 1981) - Qobuz
  6. HiRes - L. van Beethoven - Symphonie n°5 (N. Harnoncourt - Sony 2016) - Qobuz

 

 IMAGE :

Mason Bates est un jeune compositeur américain (naissance en 1977) qui nous propose dans ce superbe enregistrement réalisé par M. Tilson-Thomas et son orchestre de San Francisco une composition qui inviterait à un "tea time" Igor Stravinsky et Phil Glass. La prise de son que nous offre ici le label de l'orchestre est en tout point exemplaire et, l'amplificateur/DAC Marantz HD-AMP1 nous la sert avec une belle maestria. L'image sonore construite est holographique au point de faire disparaître totalement les petite Perla de Xavian. Nous nous installons à une très bonne place au coeur de la salle du Davies Symphony Hall en Californie juste là entre la Baie et le Pacifique.
Quant à prendre du bon temps, autant persévérer et se déguster l'une des meilleures interprétations "live" qui existe de l'hymne que Claude Nougaro écrivit pour sa ville de Toulouse. Un soir de décembre, en cette fin d'année historique pour toute une génération, 1981, l'auteur-interprète entouré d'un "band" exceptionnellement en forme nous délecte d'une version toute en voix dans le club de jazz parisien qu'est le New Morning. Fermons les yeux et, grâce à ce voyage dans le temps que nous permet la Haute-Fidélité, inscrutons-nous dans cette salle mythique et apprécions... Les minutes s'égrênent et le plaisir perdure.
 
Vous avez compris, cet amplificateur/DAC Marantz HD-AMP1 sait se faire oublier et, dans une pièce de taille moyenne, est apte à l'envoûtement en construisant des scénes sonores véridiques et crédibles. 
 
  

 TIMBRES :

Ne prenons aucun raccourci et avouons le dès le début de ce paragraphe, là aussi l'amplificateur/DAC Marantz HD-AMP1 travaille plus que correctement. Alors certes, les graves ne sont pas abyssaux, certes les aigüs n'atteignent pas des hauteurs stratosphériques mais ce qu'il y a entre les deux, c'est à dire à peu près toute la musique, le Marantz HD-AMP1 le reproduit avec talent.

Pour s'en persuader, écoutons le piano de la belle géorgienne Khatia Buniatishvili dans ce qui est peut-être la plus belle réussite de son album, cet extrait des Tableaux d'un exposition du russe M. Moussorgsky. Pour le label Sony, l'ingénieur du son Nicolas Bartholomée n'a pas produit un travail exceptionnel mais, malgré ce fait, nous arrivons à goutter le toucher par moment très subtil de la pianiste, une main gauche intrinsigeante et une main droite virevoltante. Tous ces beaux détails, ces prècieuses informations nous sont délivrés sans rechigner par l'amplificateur/DAC Marantz HD-AMP1 qui nous fait vraiment croire à l'installation d'un grand piano dans notre petit salon. 

Reconnaissons que le couple Marantz HD-AMP1 et Xavian Perla est vraiment une très belle réussite !

Le septuagénaire, Gérard Manset, nous propose avec "Opération Aphrodyte" un album original digne d'un jeune auteur-compositeur possédant la sagesse d'un vieux bonze thailandais. S'appuyant sur le magnifique roman de Pierre Louÿs, Aphrodite (moeurs antiques), à lire absolument rien que pour la beauté du français déployé par l'auteur gantois, Manset, pour les fans, nous concède une production sans défaut ou presque. Sur le titre "Que t'ont-l faits" le Marantz HD-Amp1 nous distille une réalité, une beauté que ce soit la voix de l'artiste, que ce soit cette magnifique, sur la gauche, présence du saxophone, une vérité musicale rarement rencontrées chez une électronique grand public à ce tarif "entrée de gamme". Que reste t'il alors aux marques moins mainstream telles Arcam, Atoll, Cambridge Audio pour ne citer quelles ?

DYNAMIQUE :

En ce printemps 2016, notre "batteur" national, Manu Katché, vient de commettre un nouvel album jazz ; Unstatic. Après les prestigieux albums ECM et ACT Music, Manu Katché s'auto-produit et apparaît au sein du label anteprima..."Unstatic, claque sur un groove élastique, sans cesse en mouvement, qui alterne pulsation jazzy et métrique funky, entrecoupées de poches de silence, où le batteur-leader glisse ses ponctuations si caractéristiques, en forme d’excitantes flambées rythmiques." Et tout cela l'amplificateur/DAC Marantz HD-AMP1 s'en délecte : la caisse clair sonne avec vivacité, sécheresse et précision, les cimbales, allons-nous enfin apprécier un amplificateur conçus autour de modules dits "numériques", sont riches et cuivrées, les cuivres sont, à l'écoute, en métal, informations qui méritent d'être ici grandement mis en valeur, seules la contrebasse et la grosse caisse manquent un brin de netteté et de différenciation. Mais quel plaisir que d'écouter ce beau disque, ici en fichiers dématérialisé HiRes, évolutions technologiques obligent, qui donne la pêche et nous réconcilie avec le jazz contemporain. Le trombone de Nils Landgren est à tomber !

Ecouter, de plus aimer cela, la cinquième symphonie de Ludwig van Beethoven en 2016, c'est un peu "has been" et pourtant...Depuis la découverte du dernier enregistrement de N. Harnoncourt, cette oeuvre est devenue une évidence. Dernièrement, chez un ami possèdant un système audio à pas de prix (compter en de nombreuses dizaines de milliers d'euros), voulant écouter cet enregistrement réalisé en live lors de concerts publics, rapidement nous avions déchanté devant la "bouillie" sonore, et le terme est presque faible qui nous était proposée. Qu'allait'il se passer, ici à l'audition de notre système moyen/bas de gamme (environ 4.000 euros l'ensemble)... La peur s'installe et puis... et puis... ça ira... Finalement l'écoute est agréable les intruments anciens, pas toujours justes et souvent acides, sont reproduits avec leur vérité dans un espace sonore permettant à l'orchestre de s'étager autant en largeur qu'en profondeur. L'amplificateur/DAC Marantz HD-AMP1 s'en sort avec les honneurs, ses capacités analytiques lui permettent de résoudre cette équation bien complexe. Sa neutralité légèrement chaude rend l'écoute agréable et confortable sans atténuer quelques aspérités bien réelles.

 

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RAPPORT QUALITE/PRIX :

Marantz avec cet amplificateur/DAC HD-AMP1 semble réussir la "quadrature du cercle", beau miracle en soi. A moins de 1500 euros nous ne lui connaissons aucun concurrent possédant autant de fonctions avec de réelles qualités musicales: amplification, DAC, ampli casque...

Par contre, ne vous attendez pas à le marier à des grosses enceintes colonnes, ceçi dans un grand espace sonore, il n'est pas fait pour cela. Après de nombreux tests, un salon de moins de 25m² et des enceintes bibliothèques de qualité mettent cet élément Hi-Fi en valeur, alors de nombreuses heures musicales vous délivrerons d'immenses joies.

 

Les "Pros and Cons"  : 

+ design et qualité de fabrications, 
+ fonctionnalités,
+ réelles qualités audiophiles
-  léger manque de précision dans le grave.
-  une entrée phono peut-être ?
-  un grand frère plus puissant ?
 
     
 Le Système d'écoute :

 

Amplificateurs : Marantz HD-AMP1
Sources : Daphile
Enceintes : Xavian Perla
Pieds support : Rogoz
Câbles USB : Black Rhodium Star USB
Câbles HP : Black Rhodium Samba
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE
Filtre secteur : ISOL-8


Les Notes  :
 
Fabrication : 17/20
Image : 16/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 16/20
Transparence : 14/20 
Qualité/Prix : 18/20
 

 

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51

mercredi, 27 mai 2015 09:30

Marantz NA-6005 : le test

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(86 Votes)
Le Marantz NA-6005 est un lecteur audio réseau  équipé d'un DAC 24 bits / 192 kHz et DSD, de contrôleurs réseau WiFi et Ethernet compatibles AirPlay et DLNA, et permet l'écoute des radios web et du service de musique en ligne Spotify.
Nous avons de la chance il est également, via son port USB, compatible avec les iPhone, iPod et iPad tandis que son entrée numérique optique permet d'y connecter un téléviseur HD ou  tout autre source numérique, une Box ou une console de jeux par exemple. Ce lecteur réseau est équipé d'un récepteur Bluetooth, pour une écoute directe avec tout smartphone ou tablette.

Est-ce un produit Haute-Fidélité ?

C'est ce que nous allons essayer d'établir avec ce test.


FABRICATION :



Le Marantz NA-6005 bénéficie d'un châssis en métal avec une façade en aluminium et plastique, il est disponible en deux teintes noire et argent.
Il intégre, pour décoder tous les formats audio, une puce de conversion numérique-analogique Cirrus Logic CS4398, capable de prendre en charge les flux PCM stéréo jusqu'à 24 bits / 192 kHz, ainsi que les flux DSD 2,8 et 5,6 MHz. Ce DAC est servi par un étage de sortie à composants discrets HDAM SA2, une exclusivité Marantz.Le grand intérêt de ce lecteur est la lecture de multiples formats de fichiers audio, partagés sur un réseau domestique. En effet le NA-6005 est compatible DLNA / UPnP (Devialet devrait s'en inspirer). Ce lecteur est donc pilotable via une application pour smartphone ou tablette. Au regard de la façade arrière, nous regrettons amèrement le sortie numérique spdif coaxiale qui aurait permis d'utiliser ce lecteur réseau conjointement à un DAC Haut de Gamme. Pour nous, c'est indiscutablement une erreur grossière pour un produit à près de 600 euros !

Caractéristiques principales 
:

DAC externe S/PDIF optique
Puce Cirrus Logic CS4398, décodage PCM 24/192 et DSD 64/128
WiFi, Ethernet, AirPlay et DLNA
Compatible radios web et Spotify Connect
Lecture fichiers audio MP3, WMA, AAC, FLAC, ALAC, WAV, AIFF et DSD (.DSF)
Lecture gapless
Ampli casque
Afficheur LCD
Télécommande
Dimensions (lxhxp) : 440 x 104 x 329 mm
Poids : 6 kg

IMAGE :

Chez Marantz ce lecteur réseau, dénommé NA-6005, arrive après le très correct NA-8005 et surtout après le superbe NA11-s1 un des meilleurs lecteur réseau du marché. Jusqu'à présent, l'objet semble plus que satisfaisant, son tarif et ses fonctionnalités semblent attractif mais, va t'il confirmer ces bonnes impressions lors de nos différentes écoutes ? "Let's go !"

Par rapport à l'écoute du CD avec le lecteur Fonel Simplicité, l'écoute du lied Revelge de G. Mahler est triste et sans relief, l'image sonore est réduite en largeur et en profondeur c'est un peu comme si nous regardions une image en format "jpeg" après avoir vu la même en format "tiff" (les photographes comprendront) sur un bel écran étalonné. 

A l'écoute du titre de F. Cabrel, Le Pays d'à Côté, tiré de son album In Extremis, nous retrouvons une image légèrement rabotée sur les côtés et surtout une forte accentuation de la mise en avant de la voix du chanteur avec une mise au second plan des instrumentistes, phénomène qui n'existe pas lors de l'audition sur notre source de référence.

TIMBRES :

La rugosité, la puissance des Cuivres de l'orchestre de Minneapolis sont complètement lissées et aseptisées, à l'écoute du Shéhérazade dirigé par A. Dorati. Cet enregistrement aux timbres riches devient, ici, presque banal. Le violon solo perd de sa réalité et l'instrument ne devient plus qu'une corde sur lequel glisse un archet sans corps et sans âme.

La voix de Francis Cabrel, même si elle reste identifiable, perd de sa réalité et manque de nuance, c'est étonnant comme un grand nombre d'harmoniques (en fait des informations) disparaît. Comment un fabricant sachant construire de très beaux appareils arrive t'il à un tel résultat ? N'est-ce pas l'envie, le cahier des charges, d'obtenir un produit aseptisé apte à reproduire des fichiers compressés dans de bonnes conditions, destiné à une clientèle qui attache peu d'importance aux qualités musicales de son investissement ?

A l'actif de Marantz, il faut reconnaître que cela devient une règle dans le marché de l'audio aujourd'hui ! 

DYNAMIQUE :

La dynamique pêche principalement par une ligne de basse peu précise, manquant de relief et de profondeur. A l'écoute du Stevie Ray Vaughan, la ligne de basse est peu lisible et parfois brouillonne. Lorsque les cordes de la guitare du musicien doivent "claquer" le message sonore reste très, trop sage et manque de relief... L'écoute devient un brin ennuyeuse et légèrement vaporeuse Complice
Ces mêmes défauts se retrouvent amplifiés lorsque nous décidons de déguster le titre de Yello "The Expert", non seulement l'image est réduite dans les trois dimensions mais nous perdons tout le charme de toutes ses attaques de note ultra rapides, la voix perd de sa précision et de sa compréhension.


TRANSPARENCE :

Par transparence, nous pouvons entendre "respiration", et c'est vraiment ce qui semble manquer le plus à la découverte de ce lecteur réseau. A l'écoute du grand orchestre symphonique dans l'oeuvre de Rimsky-Korsakov, la musique arrive globalement, comme dans un sac dans lequel tout serait en vrac. Certes pour faire comprendre le sujet j'exagère le trait... mais à peine.
De même le Tin Pan Alley manque d'ampleur, de respiration, d'aération, la musique est compacte, aucun instrument ne se détache, l'écoute peut paraître très plate.

RAPPORT QUALITE/PRIX :

Sorti du carton le Marantz NA-6005 est pratiquement inaudible, tout commence à se mettre en place, ou presque, après 20 heures de fonctionnement. Maintenant la vraie question est-ce que le client, pour l'achat de ce produit à 600 euros, en a pour son argent ?
Les fonctionnalités attendues sont présentes, le produit est simple et pratique à utiliser. Un petit bémol, son afficheur LCD est bien tristounet,  par exemple il aurait vraiment été intéressant d'afficher la photo de l'album écouté.
Au niveau son, le NA-6005 est, pour moi, fort moyen, son écoute ne procure guère de plaisir et comporte trop de points négatifs. Son acquisition dépendra de vos besoins, mais un tarif de 449 euros, pour un tel produit eut été plus réaliste.

Marantz NA6005


Les "Pros and Cons"  : 

     + fonctionnalités , 
     - qualités musicales,
     - afficheur LCD,
     - son prix,

 

Musiques écoutées :

  1. SD - G. Mahler - Revelge  (Des Knaben Wunderhorn (Henschel-Herreweghe - Harmonia Mundi 2006)
  2. SD - F. Cabrel - Le pays d'à côté (In extremis - Sony Music 2015)
  3. SD - Rimsky-Korsakov - Scheherazade (Antal Dorati 1958 - Mercury Living Presence 2015)
  4. SD - Yello - The Expert (Touch - Yello 2009)
  5. HD - Stevie Ray Vaughan - Tin Pan Alley (Couldn't Stand The Weather - Epic 1984)
 

Le Système d'écoute :

Amplificateur : Fonel Emotion A,
Sources : Marantz NA-6005 - Fonel CD Simplicité
Enceintes : Fonel Eureka
Câbles de modulation : Studio Connections Référence RCA
Câbles HP : Studio Connections Platinum
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon SE (ampli, sources et enceintes)
 

Les Notes :

Fabrication : 12/20
Image : 10/20
Timbres : 10/20
Dynamique : 09/20
Transparence : 09/20 
Qualité/Prix : 12/20

Les propos et les avis énoncés dans ce test n'engagent que l'auteur de ce test et en rien la société Opus 51
samedi, 18 août 2012 17:38

Marantz PM11s3 : le test

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Comme tous les produits Marantz de la gamme Premium, l'amplificateur intégré stéréo PM11s3 possède une qualité de fabrication irréprochable. Il développe 2 x 100 watts sous 8 Ohms, possède une entrée phono de qualité (MM et MC) et une sortie casque. Comme fonctionnalités, il est équipé de tout ce qu'un mélomane peut désirer (bypass, préout, transformation en bloc de puissance, sorties enceintes pour bi-cablâge...).
Commençons ce test en vous dévoilant la conclusion, c'est original mais cela vous évite de perdre du temps à lire les comptes rendus d'écoute Complice.
Cet amplificateur est en ballotage et en concurrence prix et qualité avec le Coda CSi Limited (voir le test ici) et l'AVM A5.2 (test ici). Le Coda magnifie les enregistrements et les belles écoutes deviennent fantastiques... L'allemand AVM est d'une neutralité absolue, c'est celui que je choisirai mais attention du fait que j'écoute de la musique toute la journée ce que je recherche n'est pas forcément ce que souhaite un mélomane "épisodique". Le Marantz est certainement entre les deux, une fois bien marié (il est extrêmement sensible à la qualité des câbles Haut Parleur) il n'est certes pas le plus neutre mais il sait restituer les qualités et les défauts de nos galettes argentés ou de nos fichiers numériques. Il peut être un très bon investissement pour le mélomane souhaitant profiter de la musique sans se poser trop de question.

Bernard Lavilliers : Night Bird (ré-édition CD 1998)

  • Image : Belle image en largeur mais manquant un brin de profondeur. Ce petit défaut est certainement du à la ligne de basse moins précise et ciselée qu'avec ce même titre écouté sur l'amplificateur allemand AVM A5.2.
  • Timbres : La voix de Lavilliers est belle typée assez Haute-Fidélité, manquant un brin de réalisme.
  • Dynamique : Manifestement sur ce titre aux impacts percutants, le Marantz n'est pas à son aise. Il a tendance à tasser un peu la dynamique. A sa décharge, 99% des amplis que j'ai eu l'occasion d'écouter font exactement la même chose et très souvent en bien pire Complice
  • Transparence : Avec le PM11s3 ce qui me paraît étonnant c'est que ce titre sonne "beau" et pourtant il arrache vraiment. La production, ici, est tout sauf propre. Du coups ce qui est rassurant c'est, qu'avec ce Marantz, toutes les galettes sonneront biens et, pour les mélomanes, cela est rassurant.

Dead Can Dance : Children Of The Sun (Anastasis - 2012)

  • Après 16 ans de silence le groupe austro-britannique Dead Can Dance nous livre un nouvel Opus, Anastasis. La production est exceptionnelle, les claviers symphoniques n'ont peut être jamais été aussi bien exploités. Les influences médiévales et religieuses (hormis l'avant dernière plage du CD) de la musique ont complétement disparu dans cet album pour laisser place à une écriture plus limpide et plus accessible.
  • Image : Les sons remplissent l'auditorium. Les nappes sonores des claviers synthétiques enveloppent l'auditeur dans une architecture grandiose.
  • Timbres : Les voix de Lisa Gerrard (contralto) et de Brendan Perry (baryton) semblent justes et vraies même si nous aurions souhaité un peu plus de précision dans les articulations (voir les impressions à l'écoute du titre de B. Lavilliers).
  • Dynamique : Les fortes ruptures de dynamique ne semblent vraiment pas être le principal point fort de cet amplificateur, les transitoires manquent, pour ce type de musique, d'un brin de rapidité et de franchise
  • Transparence : la qualité de la production de cet album saute vraiment aux oreilles. Le Marantz reproduit fidèlement les moindres détails voulus par le producteur. En cela cette électronique est transparente, maintenant tous les timbres paraissent beaux, en cela cette électroniques triche, certes très bien, mais manque de transparence !

Le Système d'écoute :


Amplificateur : Marantz PM11 s3
Sources :  T+A1250R - AVM CD 3.2
Enceintes : Aurelia Cerica
Câbles de modulation : Studio Connections Reference+
Câbles HP  : TelluriumQ Ultra Black
Cable secteur : Studio Connections Power Carbon (ampli et source)
Filtre secteur : GigaWatt PF1


Les Notes :

Fabrication : 16/20
Timbres : 15/20
Dynamique : 13/20
Image : 15/20
Transparence : 14/20 
Qualité/Prix : 14/20

dimanche, 06 novembre 2011 10:53

Marantz CD6004 : le test

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Marantz CD 6004
Depuis quelques jours le Marantz CD 6004 est en rodage dans l'auditorium "jaune". A priori, successeur du CD 6003 (simple update ?) je n'avais pas une envie particulière à aller plus avant dans sa découverte mais...
En ce dimanche matin, vu que la Nature nous impose ses Forces déchaînées, il m'est impossible d'enfourcher ma bicyclette et de parcourir les magnifiques routes de la montagne de Saint Thierry.

Alors, j'insérais dans ce lecteur CD, une gallette des Temptations (Masterpiece) et stupéfaction !
Pour poursuivre l'écoute, un peu de nostalgie (cela doit être du à la saison) avec un CD live des Eagles et l'un de mes titres préférés de ce groupe américain "The Last Resort". A l'écoute le ressenti est identique : précision, détails, dynamique et étendue du spectre sonore étonnant !

Alors me vint l'idée saugrenue de le comparer, dans une même configuration, à l'un de mes lecteurs de CD préférés à moins de 800 €, j'ai nommé le très primé Rega Apollo. Waouf ! La claque ! Je vais devoir ranger aux oubliettes cette platine Rega... Qui heureusement pour la fabricant anglais devrait disparaître de son catalogue produits dès le mois prochain. Le lecteur Marantz, nouvelle génération, fait tout mieux. En écoutant l'Apollo la musique manque de vie, de relief. L'image semble plate et terne, le Marantz remet des couleurs et de la vivacité. Lors de l'écoute, mille détails avalés tout crus par le Rega, apparaissent aux oreilles. La musique revit avec une pulsation interne communicative. Dans le haut du spectre sonore, lors du rendu des balais sur une caisse claire par exemple, de nombreux petits détails sont clairement exposés, chaque brin prend forme et l'interêt pour l'auditeur est alors multiplié au centuple. A l'autre extrémité de la bande sonore, toujours en comparaison avec le Rega Apollo, nous sommes surpris par la profondeur des impacts, leur énergie et leur précision.

Pour conclure, pour qui cherche à ce jour un lecteur de CD à moins de 800 euros, il n'y a aucune hésitation à avoir, le Marantz CD 6004 s'impose comme une évidence.

Le Système d'écoute :

Amplificateur : Marantz PM 6004, Roksan Kandy II
Sources : Marantz CD 6004
Enceintes : Neat acoustics Motive 3 et Motive 2se
Câble de modulation :Opus 1, Tellurium Q Blue
Câble HP  : Tellurium Q Blue

Les Notes :

Fabrication : 13/20
Timbres : 12/20
Dynamique : 12/20
Image : 12/20
Transparence : 14/20
Qualité/Prix : 16/20

lundi, 19 septembre 2011 11:10

Marantz SA15 s2 : le test d'un mélomane

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(45 Votes)



Message reçu d'un client après avoir sélectionné avec soin un nouveau lecteur de CD en remplacement d'un Rega Apollo :

"Des nouvelles de Troyes, après une journée entière passée en compagnie de mon nouveau lecteur CD...

 Tout d'abord, je dois dire qu'ayant opté, après écoutes attentives chez vous, pour le Marantz SA15S2, j'étais quelque peu impatient au retour de vérifier la pertinence de mon choix. J'avoue que je n'aurai pas orienté mes pas vers le Marantz, pour un budget de 2.000 €, si vous ne l'aviez pas inclus dans le panel des produits écoutés.

Branché sur mon Moon 3.3 et relié aux Neat Momentum 3i ( que j'apprécie depuis deux mois pour la richesse et la précision de leur restitution ), le CD Marantz correspond parfaitement à ce que j'espérais d'une montée en gamme. Grande richesse des micro-informations (chaque CD livre immédiatement son "ambiance", son environnement, bon ou mauvais d'ailleurs ! ), les moindres nuances, inflexions sonores sont présentes, avec naturel, fluidité.

L'équilibre général que j'avais noté dans votre auditorium, par comparaison aux autres lecteurs proposés, s'est confirmé chez moi. Pour résumer une grande journée d'écoute sur mon systême, je dirai cohérence et évidence de l'écoute.

Je pense passer de nombreuses années avec ce Marantz !" (DA)

mardi, 02 août 2011 09:07

Home Cinéma : Audyssey MultiEQ XT®

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Audyssey XT

La gamme des amplificateurs Audio/Video Marantz 2011-2012 est équipée des systèmes de correction Audyssey. L'Audyssey  MultEQ® XT rectifie les problèmes d’égalisation qui déséquilibrent les systèmes audios. Alors nous obtenons une qualité d’écoute maximale pour tous les auditeurs d'une zone d’écoute définie. Sur la base de plusieurs mesures, MultEQ® XT calcule une solution d’égalisation qui rectifie les problèmes de temps et de réponse dans cette zone d’écoute mais effectue aussi une configuration automatique et complète du système surround.

Pour en savoir plus sur ce système voir le site du concepteur Audyssey...

Pour tester ce système de réglage nous avons installé un amplificateur Marantz SR5006 accompagné d'enceintes Boston Acoustics. Les réglages furent effectués dans les règles de l'art (comme nous l'avons étudié lors de notre stage Audyssey) sur 6 positions précises autour de la zone d'écoute et les tests commencèrent. Il faut avouer que jusqu'à présent les réglages automatiques (principalement effectués avec des amplificateurs Onkyo) ne nous avaient pas convaincu et que, souvent, si ce n'est toujours, nous finalisions ces réglages à l'oreille.

Au premier BluRay glissé dans le lecteur (Quantum of Solace), nous fumes bluffés, tous les sons voltigeaient dans l'espace avec un grand naturel sans aucune exagération. Le caisson de basses était enfin à sa place discret mais présent sans boursouflure, il restituait une ligne de basse franche, profonde et rapide. Cette première écoute fut très concluante et, finalement, nous devons avouer qu'ils nous auraient été impossible d'effectuer un tel réglage à l'oreille. Bravo aux ingénieurs de Audyssey.

Deuxième épreuve, bien plus compliquée celle là, l'écoute de la piste sonore LPCM stéréo d'un concert. Le système Audissey allait'il se montrer aussi concluant en correction de salle sur de la musique que sur les bandes sons d'un film d'action ?
Ne maintenons pas ce suspens insoutenable plus longtemps... Le système Audyssey est, là aussi, très performant. L'écoute fut tout à fait satisfaisante digne de certains amplificateurs intégré stéréo à prix équivalent au SR5006. Une vraie et heureuse surprise. Ici le système Audissey MultEQ® XT fut réglé en position "flat" c'est à dire que la correction effectuée par l'amplificateur propose une courbe  musicale très linéaire, très neutre digne d'une installation Haute Fidélité. La scéne sonore est retransmise avec un grand réalisme, les timbres sonnent justes et la bande passante subjective semble très étendue sans aucune mise en avant soit des basses, soit du medium, soit de l'aigü. Enfin il est possible de se faire plaisir en écoutant de la musique avec uns installation Home Cinéma d'un budget tout à fait accessible (environ 3.500 euros 5 enceintes + 1 caisson + 1 ampli).

Maintenant nous attendons avec impatience, mais là nous ne possèdons aucune information exclusive, des amplisficateurs stéréo Haute Fidélité équipés du système de correction Audissey. Nous, les mélomanes, pourrions avoir de belles surprises !

lundi, 01 novembre 2010 19:30

Marantz Na7004 : le test

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Ce "Network Audio Player" Marantz NA-7004 peut pratiquement tout faire (Radio Internet, FM, DAB, ipod, client UPnP...), ici ce que j'ai testé ce sont ses qualités musicales car finalement à quoi sert un tel appareil si ce n'est à retranscrire un message musical du mieux possible, et Marantz, sans dévoiler le résultat des différents tests, semble avoir réussi son coup...

Pour commencer je n'ai testé ce lecteur qu'en utilisant des fichiers FLAC 24/96 ou 24/88.2 (réalisés par votre serviteur ou télécharger sur Qobuz). Ces fichiers étaient stockés sur un NAS et le Marantz relié à un routeur via sa prise RJ45. Voilà c'est tout pour la technique quoique...
(Bizarrement j'ai remarqué qu'un fichier WAV non compressé en 16/44  (obtenu depuis un CD) était de bien meilleure facture une fois transformé (via un logiciel) en fichier FLAC 24/88.2, cela demande des explications mais se sera pour un autre post.)

Disques écoutés :

Purcell - Music for a while (A. Deller)

  • La différenciation des plans sonores est exceptionnelle, Alfred Deller est au premier plan, le clavecin est un peu plus éloigné, une vraie sensation de profondeur et de relief, la musique et les musiciens respirent.
  • Aucune dureté n'est à remarquer, la voix semble très naturelle et les notes ont du poid.
  • Chaque ligne musicale est d'une grande lisibilité, l'écoute est très détaillée sans paraître analytique.

Charles Lloyd : Gunman (Zakir Hussain) - Magnifique enregistrement public (ECM 2006)

  • Le rendu des percussions est exceptionnel de précision, de détails et de présence (les grains de sabl,e au tout début du morceau, circulent avec aisance de gauche à droite et peuvent être "compter")
  • La voix de Z. Hussain est très réaliste et passe avec naturel de gutturale à la voix de tête. Ici aussi les plans sonores se détachent avec précision.
  • Scéne sonore très large et profonde, nous assistons réellement à un concert, nous sommes dans la salle à quelques rangs de la scène.
  • Les différents timbres des instruments semblent être fidélement rendus.
  • Rien à repprocher sur cette écoute.

Manu Codjia Trio - Redemption Song (24/44.1 Khz)

  • Enregistrementstudio "jazz moderne" très bien rendu avec le Marantz,
  • Les trois musiciens sont à leur place et ne bougent pas d'un iota,
  • La batterie est précise et rapide, la contrebasse est un peu ronde dans le bas (mais cela semble voulu à la production) et les guitares sont très présentes mais sans agressivité,
  • Toujours cet effet d'écoute 3D proposant une profondeur rarement écoutée sur des lecteurs de CD même Haut de Gamme.

Hadouk Trio - Dragon de Lune (Baldamore)

  • Scéne sonore époustouflante, écoute vraiment 3D mais restant naturelle,
  • Belle fluidité du rendu musical, comme l'eau d'une rivière tranquille, la musique s'écoule,
  • Superbe rapidité au niveau des attaques mais sans esbrouffe, là encore tout reste naturel...
  • Ecoute de grande qualité inenvisageable pour un appareil d'un tel prix il y a encore quelques semaines... Etonnant !

Pour la Radio, j'ai vais râler (comme d'habitude direz ceux qui me lisent sur les Forums) pourquoi France Musique ne fournit pas un flux mp3 encodé en 320 k. ? Le 128 k. fournit est certe assez qualitatif mais loin des ambitions de la musique proposée... C'est bien dommage. Devons-nous faire pression ?

 

Le système de test :

  • lecteur Marantz NA 7004
  • amplificateur intégré REGA Osiris
  • enceintes Montana EPX
  • Câbles de modulation Odeion Alpha (RCA)
  • Câbles HP Abbey Road Reference en bi-câblage